La Fondation Brazzaville invite les Libyens à dialoguer entre eux

Diamniadio, Sénégal (PANA) - Le président de la Fondation Brazzaville, Jean-Yves Ollivier, a appelé vendredi après-midi à Diamniadio, à une quarantaine de kilomètres à l'est de Dakar, les protagonistes de la crise libyenne à mettre de côté leurs rivalités pour le bien de leur pays.

"Mettez de côté vos différends et pensez à définir les contours d'une Libye paisible et stable. Cessez de vous considérer en ennemis et pensez à votre pays. Pensez à vos enfants. Mettez de côté vos méfiances afin de bâtir le socle d'une Libye stable et démocratique", a-t-il déclaré.

S'exprimant au cours de la cérémonie d'ouverture d'une rencontre inter-libyenne présidée par le chef de l'Etat sénégalais, Macky Sall, il a indiqué que celle-ci doit être l'occasion pour les Libyens de montrer à la communauté internationale qu'ils sont capables de sursaut national.

"Agissez pour l'avenir de votre pays et laissez les historiens s'occuper du passé. Montrez que les Libyens sont capables de s'entendre, ce qui encouragera les institutions internationales à vous aider. Vous avez une immense responsabilité", a-t-il dit.

Les différents protagonistes de la crise libyenne ont entamé à Diamniadio une rencontre de trois jours de dialogue pour la paix et la réconciliation.

"Il y a 22 participants sur les 30 que nous attendions. Toutes les composantes du conflit libyen sont là. Nous sommes satisfaits d'avoir une telle représentativité", a déclaré à la PANA un des responsables de la Fondation Brazzaville qui a requis l'anonymat.

"Nous avons choisi Dakar pour la neutralité du pays (le Sénégal) et sa stabilité politique qui peut servir d'exemple dans la résolution du conflit libyen", a-t-il ajouté.

Selon lui, les délégations sont composées de partisans et d'adversaires de Kadhafi venant des différentes villes et régions du pays.  

La rencontre se tient à l’initiative de la Fondation Brazzaville, une organisation à but non lucratif dédiée à la résolution des conflits, à la préservation de l’environnement et à la conservation de la nature.  

Les organisateurs veulent "rompre le mur de la défiance" et faire de la rencontre l’occasion d’un "libre échange" de points de vue entre les différentes parties libyennes.

"La rencontre est la vôtre. Le dialogue vous est entièrement réservé. Nous n'interviendrons pas sauf à votre demande. La Fondation (Brazzaville) ne sera pas un intermédiaire entre vous", a déclaré M. Ollivier.
-0- PANA AAS/AAS/SOC 11mai2018


11 mai 2018 16:57:14




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