La Floride accueillera en 2004 le Festival Gospel et Racines

Cotonou- Bénin (PANA) -- L'Organisation pour la réconciliation et le développement (RADCORP) organise en 2004, en Floride (Etats- Unis), la première édition américaine du Festival Gospel et Racines, a-t-on appris jeudi, à Cotonou, des responsables de cette structure.
Cette initiative vise, selon les organisateurs, à soutenir aux Etats-Unis l'initiative béninoise de réconciliation, considérée comme étant "d'une grande importance pour toute l'humanité".
Ce programme, qui a démarré par le pardon des Africains restés sur place et des esclavagistes aux descendants d'anciens esclaves en vue de guérir les blessures des centaines d'années de tortures et d'humiliations, constitue le ferment d'une vraie réconciliation pour un développement effectif du continent, a estimé le directeur exécutif du RADCORP, Jack Gaines.
Le RADCORP, dont l'objectif est d'accompagner l'initiative des autorités béninoises de rapprocher les Africains d'Afrique avec leurs frères de la diaspora, se donne pour mission de faciliter cette réconciliation en offrant des opportunités aux groupes de personnes désireuses de revenir sur le continent africain.
Cette association, qui vient en appoint aux activités de l'Agence béninoise pour la réconciliation et le développement (ABRD), assure le volet pratique de ce programme qui concerne plus de 10 millions d'Africains américains.
Volet culturel et spirituel le plus populaire du processus réconciliation et développement, le Festival international Gospel et Racines, dont la deuxième édition se déroule actuellement au Bénin, a pour vocation, rappelle-t-on, d'aider au retour de la compréhension mutuelle entre Noirs d'Afrique et ceux de la diaspora.
Dans un récent entretien avec la PANA, le ministre béninois de l'Environnement, de l'Habitat et de l'Urbanisme, vice-président du comité d'organisation, Luc Gnacadja, a indiqué que "la réconciliation ne se déroule pas subitement" et qu'il faut un processus pour amener les concernés à interagir.
Pour lui, ce festival qui est une émanation de la Conférence des leaders pour la réconciliation et le développement, fait partie de ce processus.
On rappelle qu'à cette conférence, organisée en 1999 à Cotonou, il était apparu clairement la nécessité d'avoir un cadre dans lequel les Africains d'ici et ceux de la diaspora pouvaient se retrouver.
"La musique étant l'étude des choeurs, il est évident qu'elle pourra amener des frères d'ici et d'ailleurs à agir ensemble, se rencontrer et prendre conscience que nous ne devons plus prendre notre histoire comme un fardeau, mais en assumer les stigmates", a dit le ministre.
Outre ce festival, qui se tiendra désormais alternativement au Bénin et aux Etats-Unis, le sol béninois accueillera une foire de la diaspora, et un voyage symbolique de retour avec des escales dans les principales villes par lesquelles les esclaves étaient passées notamment Gorée (Sénégal) et Emina (Ghana).
Ils séjourneront pendant une semaine au Bénin où sera mis en oeuvre le projet "Adopted village" leur permettant de se connecter à leurs racines.

14 août 2003 14:43:00




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