Abuja, Nigeria (PANA) - Le président de la Commission de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo, a reçu un projet d'instrument juridique pour le renforcement des pouvoirs du Parlement communautaire de 120 membres, a annoncé la Commission mercredi dans un communiqué.
Le président a profité de l'occasion pour louer l'importance de l'institution pour l'intégration régionale.
"Le Parlement est une institution-clé de la Communauté qui a un rôle important à jouer dans notre processus d'intégration", a-t-il dit en reçevant le projet de Loi supplémentaire du président du Parlement de la CEDEAO, Ike Ekwereremadu, mardi au siège de la Commission à Abuja, la capitale fédérale du Nigeria.
Le projet de loi est le résultat d'une étude menée sur injonction du Parlement, conformément à l'Article 4 du Protocole supplémentaire relatif au Parlement qui stipule que les pouvoirs de l'institution "doivent être progressivement renforcés d'un rôle consultatif à celui de prise de codécision et ultérieurement à un rôle législatif dans les domaines qui seront définis" par les leaders de la région.
L'institution vieille de 12 ans a été créée pour être un forum de dialogue, de consultation et de consensus pour les représentants des peuples de la Communauté, dans le souci d’en promouvoir l’intégration.
M. Ouédraogo a qualifié cette étude de "pas majeure dans la transformation du Parlement" dans l'esprit de la vision 2020 de la CEDEAO pour une communauté centrée sur ses citoyens, dont les programmes non seulement sont orientés vers les citpyens mais sont censés répondre à leurs attentes.
Tout en saluant l'initiative, il a promis de "prendre toutes les mesures nécessaires pour faire avancer la proposition à travers les structures de prise de décision de la Communauté".
Auparavant, le président du Parlement avait sollicité la coopération de la Commission dans la campagne pour le renforcement des pouvoirs du Parlement, conformément à l'esprit de 2006 en faveur de la transformation des institutions de la communauté qui n'incluait pas les responsabilités du Parlement et afin de refléter les tendances actuelles dans les autres Parlements en Afrique.
Le projet de loi comprend des propositions dans les domaines des élections au Parlement, les responsabilités de sa supervision, sa possible intégration dans l'architecture sécuritaire régionale, la création d'un bureau de l'ombudsman du Parlement et des échanges entre le Parlement et les Parlements nationaux.
-0- PANA SEG/NFB/AAS/IBA 01août2012