La CPI et les Etats africains membres de la juridiction discutent du renforcement du système de justice

Abidjan, Côte d'Ivoire (PANA) - La Cour pénale internationale (CPI) et les Etats africains parties au Statut de Rome ont engagé la réflexion à Addis-Abeba, en Ethiopie, au cours d'une retraite organisée mercredi et jeudi, sur les moyens de renforcer le système de justice du Statut de Rome, indique un communiqué de la juridiction pénale internationale.
 
Des délégués gouvernementaux de 19 Etats africains et des représentants de l’Union africaine (UA) ainsi que de la CPI et du Fonds au profit des victimes (FPV), ont partagé leurs expériences et exploré d'autres possibilités d'engagement et de coopération, y compris dans le cadre du principe de complémentarité consacré dans le Statut de Rome, précise la même source.

Les participants ont aussi échangé des points de vue sur la relation entre la CPI et les institutions judiciaires et organisations nationales, sous-régionales et régionales. De plus, les participants ont discuté des questions liées aux victimes, notamment leur participation aux procédures de la CPI, ainsi que l'assistance et la réparation aux victimes de crimes relevant de la compétence de la CPI.
 
Cette retraite se tient après une série de séminaires organisés conjointement par la CPI et l'UA, chaque année à Addis-Abeba entre 2011 et 2015, ainsi qu'une retraite similaire organisée en 2016.

Cet évènement a eu lieu avec le soutien financier de la Commission européenne et de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Avec un total de 33 Etats parties africains, les pays africains forment le plus grand groupe régional parmi les membres de la CPI.

Ces dernières années, les rapports de coopération entre les pays africains et la CPI ont connu des bas avec une accusation de justice neo-coloniale et d'acharnement contre les Africains. Le pic d'animosité a été atteint par des annonces de retrait du Statut de Rome des pays comme le Burundi, la Gambie et l'Afrique du Sud.
Lors du 28ème sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UA en janvier dernier à Addis-Abeba, la décision juridiquement non contraignante d'un retrait collectif des Etats parties africains a été adoptée.

Le Burundi a acté son retrait en octobre dernier.

-0- PANA BAL/TBM/SOC 23nov2017

23 novembre 2017 21:48:55




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