La CEDEAO va assurer la médiation dans la crise au Mali

Lagos, Nigeria (PANA) - La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a annoncé lundi qu'elle va bientôt lancer un processus de médiation au Mali, où les rebelles touaregs ont lancé depuis janvier une rébellion contre le gouvernement, qui a fait de nombreux morts et des milliers de réfugiés dans les pays voisins.

''La CEDEAO envisage dans les prochains jours, de lancer un processus de médiation au Mali, dans le cadre d'un accord de cessez-le-feu général, qui vise à regrouper toutes les parties prenantes autour de la table des négociations pour parvenir à une solution pacifique à la crise'', a déclaré le président de la Commission de la CEDEAO,  Désir Kadre Ouedraogo, dans un communiqué transmis à la PANA.

''L'initiative de médiation proposée par la CEDEAO doit être menée en coopération et en consultation avec tous les pays frontaliers du Mali'', a déclaré le président qui a exhorté toutes les parties à souscrire à l'initiative.

Il a également appelé l'Union africaine et la communauté internationale à soutenir l'effort visant à trouver une solution durable à la crise.

L'annonce du plan de médiation fait suite à la mission d'enquête de haut niveau de la Commission de la CEDEAO conduite par son président au Mali du 16 au 18 mars, qui a déclaré que la Commission a "mis en évidence le drame''.

Selon les Nations unies, des affrontements entre rebelles du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) et les forces gouvernementales ont contraint environ 195.000 personnes à fuir leurs maisons, pour se réfugier pour la plupart d'entre eux vers les pays voisins, notamment au Niger, en Mauritanie et au Burkina Faso.

Beaucoup de gens ont également été tués depuis que les rebelles touaregs, dont la plupart reviennent de la Libye où ils ont combattu aux côtés du régime de Kadhafi, ont lancé une vaste offensive pour soutenir leur vieille revendication pour leur autonomie dans le nord du Mali.

La Commission de la CEDEAO a déploré "la perte inutile de vies et des biens, les flux massifs de réfugiés et les déplacements internes, ainsi que l'effondrement de l'autorité centrale dans certaines localités du Nord".

La Commission a également réitéré sa solidarité avec le gouvernement du Mali et a promis de
''prendre toutes les mesures nécessaires pour aider le pays à préserver sa souveraineté et son intégrité territoriale et à pérenniser l'ordre constitutionnel dans le pays''.

Elle a exhorté les agences humanitaires et la communauté internationale à se joindre à la CEDEAO pour prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la protection, l'assistance et le soutien aux populations touchées par la rébellion.

La mission d'enquête a été dépêchée au Mali à la demande du président de la CEDEAO, le président ivoirien, Alassane Ouattara.

Suite à une mission humanitaire effectuée le mois dernier au Mali pour évaluer la situation dans le pays à la suite du déclenchement de la rébellion, la médiation de la CEDEAO et le Conseil de sécurité ont approuvé le décaissement par la Commission de 3 millions de dollars américains afin de fournir une assistance humanitaire aux victimes de la crise alimentaire et aux rebelles dans la région sahelo-saharienne.

-0- PANA SEG/ASA/TBM/SOC 19mars2012

19 مارس 2012 19:36:36




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