La CEDEAO s'engage à mettre fin aux harcèlements des usagers à la frontière ivoiro-ghanéenne

Abidjan, Côte d'Ivoire (PANA) - La Côte d'Ivoire et le Ghana doivent, d'ici décembre 2015, achever les procédures de transfert des terrains sur lesquels sera bâti le futur Point de contrôle juxtaposé (PCJ) d’Elubo/Noé, à la frontière ivoiro-ghanéenne, visant à  faciliter la libre circulation des biens et des personnes et à promouvoir le commerce intra-régional au sein de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).

Cette mesure fait partie des recommandations issues de la réunion ministérielle et technique de quatre jours, qui a pris fin ce jeudi  à Takoradi (Ghana) et dont les travaux ont permis de lever  les derniers obstacles qui retardaient le démarrage effectif des travaux de construction de cette infrastructure.

Situé de part et d’autre de la frontière, précisément entre la localité ghanéenne d’Elubo et celle de Noé, en Côte d’Ivoire, le futur Point de contrôle juxtaposé (PCJ) d’Elubo/Noé sera  le cinquième PCJ de la sous-région, après ceux de Cinkansé (Togo/Burkina), Malanville (Bénin/Niger), Sémé (Bénin/Nigéria) et Noépé (Ghana/Togo).

Depuis leur installation, ces ouvrages, qui regroupent les services de Douane et de Police, aident à faciliter le passage des personnes et des biens et réduire les coûts des opérations commerciales, ainsi que les retards et harcèlements que subissent les opérateurs  aux frontières de la sous-région.

Conscientes de l’intérêt que représente l’ouvrage, les autorités des deux Etats ont déjà pris toutes les mesures préalables,  notamment l’indemnisation des personnes privées et la reconstruction des infrastructures publiques touchées, ainsi que la régularisation de tout ce qui touche aux affaires domaniales, visant à faciliter la réalisation du PCJ d’Elubo/Noé, dont la construction sera financée par l’Union européenne et la CEDEAO, pour un montant de 20 millions de dollars US.

Un des piliers du processus d’intégration au sein de l’espace sous-régional, la libre circulation des personnes et des biens s’inscrit dans le programme régional de facilitation des transports et du transit routiers de la CEDEAO, qui fait de la construction de ces PCJ  une nouvelle opportunité pour les pays qui les partagent de moderniser les infrastructures frontalières, de réduire le temps de transit aux postes-frontières, de sécuriser les recettes douanières et de lutter contre les entraves à la libre circulation.

La réunion de Takoradi, à laquelle ont pris part le commissaire de la CEDEAO chargé des Infrastructures, Ebrima Njie, le ministre des Routes et des Autoroutes du Ghana, Alhaji Inusah Fuseini et le représentant du ministre des Transports de Côte d’Ivoire, Abdoulaye Touré, a également recommandé que soit entreprise une campagne de sensibilisation auprès des communautés et que soit "envisagé un soutien national, en vue de la mise à disposition d’installations connexes, telles que des bureaux pour les responsables des organes frontaliers, des écoles, des établissements de santé, etc.».
-0- PANA SSB/IBA  08mai2015

08 mai 2015 15:32:30




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