Abidjan, Côte d'Ivoire (PANA) - Le président en exercice de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), le chef de l'Etat ivoirien Alassane Ouattara, a indiqué mardi soir à la clôture du sommet extraordinaire sur la situation au Mali que l'organisation sous-régionale pourrait utiliser toute option dictée par les circonstances en cas d'échec des négociations.
"Le dialogue et la concertation seront les instruments premiers de la recherche de solution, mais nous n’hésiterons pas à utiliser toute autre option que nous dicteront les circonstances", a déclaré le président ivoirien dans son discours de clôture.
"L’Afrique de l’Ouest ne peut pas abandonner le Mali et les Maliens. Nous ne pouvons nous permettre d’hésiter au risque de laisser ce pays, qui s’est doté d’instruments démocratiques précieux depuis plus de deux décennies, sortir de l’histoire à reculons", a poursuivi M. Ouattara.
"C’est pourquoi le Mali doit retrouver immédiatement le fonctionnement normal de ses institutions démocratiques. Cette position n’est pas négociable", a dit le président Ouattara.
"En restant unis autour de nos positions communes, j’ai grand espoir que nos efforts permettront d’assurer bientôt le retour à la normalité au Mali", a-t-il conclu.
Au terme du sommet, la CEDEAO a décidé d'envoyer les chefs d'Etat du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d'Ivoire, du Liberia, du Niger et du Nigeria pour rencontrer la junte militaire dirigée par le capitaine Amadou Sanogo.
-0- PANA BAL/JSG/IBA 28mar2012