La CEDEAO en quête d'un mandat de l'ONU pour faire partir Laurent Gbagbo

Abuja, Nigeria (PANA) - La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a franchi un pas décisif dans sa tentative de déloger le président ivoirien sortant, Laurent Gbagbo, en demandant à l'ONU d'autoriser l'application immédiate des décisions prises par les chefs d'Etat africains en décembre 2010 sur la situation en Côte d'Ivoire.

Cette requête, contenue dans une résolution spéciale adoptée par les chefs d'Etat lors de leur 39ème sommet ordinaire qui a pris fin à Abuja, au Nigeria, ce jeudi, signifie qu'ils sont prêts à faire tout ce qu'il faut, y compris à user de la force, pour faire partir M. Gbagbo afin que le président reconnu par la communauté internationale, Alassane Ouattara, puisse prendre fonction.

A l'occasion de deux sommets extraordinaires sur la situation ivoirienne, les dirigeants de la CEDEAO ont décidé, entre autres, "qu'au cas où M. Gbagbo ne se plierait pas à l'exigence irrévocable de la CEDEAO (de céder le pouvoir), la Communauté n'aurait pas d'autre alternative que de prendre d'autres mesures, dont l'usage de la force légitime pour combler les aspirations du peuple ivoirien".

Les dirigeants ont estimé que la crise ivoirienne devenait "une urgence humanitaire régionale" et que le moment était venu d'appliquer les décisions prises lors de leurs sommets d'urgence "afin d'assurer le transfert du pouvoir à M. Alassane Ouattara sans plus tarder".

Ils ont invité l'ONU à renforcer sa mission de maintien de la paix en Côte d'Ivoire (ONUCI) afin qu'elle puisse protéger les vies et les biens, exhorté tous les 15 pays membres de la CEDEAO à accréditer les ambassadeurs et autres représentants d'Alassane Ouattara dans leurs pays et instruit le président de la Commission de la CEDEAO de renforcer la présence de l'organisation en Côte d'Ivoire.

Les chefs d'Etat ont également demandé à l'Union africaine (UA) à dépêcher immédiatement un Haut représentant en Côte d’Ivoire comme décidé par son Conseil de paix et de sécurité et de mettre en place une équipe de facilitation mixte UA/CEDEAO afin d'assurer le transfert immédiat du pouvoir à M. Ouattara.

-0- PANA SEG/FJG/AAS/SOC 24mars2011

24 Março 2011 18:57:33




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