La CEDEAO décide de déployer des troupes au Mali

Lagos, Nigeria (PANA) - Les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ont ordonné le déploiement immédiat de troupes régionales au Mali pour aider ce pays à reprendre le contrôle de sa région du Nord, actuellement occupée par les rebelles touaregs et leurs alliés islamistes.

Cette décision a été prise lors d'un sommet extraordinaire des dirigeants ouest-africains réunis jeudi à Abidjan, en Côte d'Ivoire, avec la participation de dix chefs d'Etat.

Le déploiement de la Force en attente de la CEDEAO est une concrétisation de la menace précédente de l'organisation régionale de 15 membres de faire usage de la force, si nécessaire, pour aider le Mali à retrouver son unité et son intégrité territoriale.

Les rebelles, sous l'égide du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), ont profité du coup d'Etat au Mali pour s'emparer de plusieurs villes du Nord, dont celles de Kidal, Gao et Tombouctou et déclarer l'indépendance de la région du Nord.

Malgré son usage imminent de la force pour déloger les rebelles, la CEDEAO poursuit son effort de médiation, sous la houlette du président Blaise Compaoré du Burkina Faso, en collaboration avec l'Algérie et la Mauritanie.

Le Nigeria s'est également joint à cet effort de médiation.

Sur le rétablissement de l'ordre constitutionnel au Mali, où des soldats mutinés ont renversé le gouvernement élu du pays le 22 mars, la CEDEAO a décidé de limiter la transition en cours dans le pays à 12 mois, durant lesquels des élections présidentielles seront organisées.

Ce qui signifie que le mandat du président, du Premier ministre et du gouvernement de transition va durer 12 mois.

D'après un communiqué publié à l'issue de la réunion jeudi soir et obtenu par la PANA à Lagos, les dirigeants ont cependant mis en garde les putschistes, agissant sous la bannière du Comité national de redressement de la démocratie et de restauration de l'Etat (CNRDRE), contre toute tentative d'engager toute action arbitraire et unilatérale dans le cadre de la transition, en indiquant que ce genre d'action se verrait "imposer des sanctions individuelles ciblées à ses auteurs".

Ils ont également demandé aux autorités de transition de garantir le droit de retour au Mali de l'ex-président, M. Amadou Toumani Touré, qui est actuellement au Sénégal et de toutes les autres personnalités obligées de quitter le pays, pour des raisons de sécurité.
-0- PANA SEG/FJG/JSG/IBA 27avr2012

27 avril 2012 10:52:49




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