La CEDEAO appelle les Togolais au dialogue et à des concessions pour la réussite des réformes politiques

Lomé, Togo (PANA) - En visite mercredi à Lomé, le président de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, (CEDEAO), Alain Marcel de Souza, a affirmé la volonté de l'institution régionale de s’impliquer dans la crise togolaise pour un heureux aboutissement de la question des réformes politiques.

M. de Souza, qui a noté "une volonté de dialogue" aussi bien du côté de la mouvance présidentielle que de l’opposition, a invité les acteurs politiques au "calme et à la non-violence en vue d’assurer la stabilité politique, économique et sociale du pays".

Il a cependant indiqué qu’il existait un problème de confiance entre les protagonistes, les  conviant à miser sur le dialogue et à faire des concessions, afin que les réformes et l’alternance se fassent dans la paix.

Alain Marcel de Souza a demandé aux partis politiques de l’opposition et de la mouvance présidentielle de laisser le Parlement "travailler rapidement dans la paix".

"S’il y a d’autres démarches à faire, nous serons encore présents", a-t-il assuré, soulignant
que la communauté internationale ne pouvait rester sans rien faire, "notamment la CEDEAO, dont le président de la conférence des chefs d’Etat n’est autre que le président togolais, Faure Essozimna Gnassingbé".

Alain Marcel de Souza, qui a fait le déplacement de Lomé à la tête d’une délégation de la CEDEAO, a fait le point de la situation politique au Togo avec le président togolais, le ministre de l’Administration territoriale et celui de la Sécurité, ainsi que les leaders des partis politiques impliqués dans la crise et la Société civile.

Depuis près d’un mois, une crise née du manque de réformes politiques attise la tension entre l’opposition et le régime de Faure Gnassingbé.

L’opposition réclame le retour à la Constitution de 1992, le rétablissement du scrutin uninominal à deux tours, la limitation du mandat présidentiel et le vote des Togolais de la diaspora.

Une session extraordinaire ouverte à l’Assemblée nationale ce jeudi va examiner l’avant-projet de loi portant révision constitutionnelle, adoptée en urgence la semaine dernière par le gouvernement qui tente d’éteindre le feu qui couve au sein de la population.
-0- PANA FAA/JSG/IBA 14sept2017

14 septembre 2017 12:32:30




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