La CEA et l'UA pour l'exploitation du potentiel de croissance de l'Afrique

Lusaka, Zambie (PANA) – Alors que les ministres africains chargés des Finances, de la Planification et du Développement économique vont se réunir dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, la semaine prochaine, le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Jean Ping, et le secrétaire général adjoint des Nations unies et secrétaire exécutif de la Commission économique pour l'Afrique (CEA), Abdoulie Janneh, a déclaré que le continent devait être considéré comme un pôle de la croissance mondiale.

Dans un communiqué conjoint rendu public en prévision de la Conférence des ministres de l'Economie et des Finances de l'UA et de la Conférence de la CEA des ministres africains chargés des Finances, de la Planification et du Développement économique, les deux officiels ont indiqué que l'Afrique devenait rapidement un pôle d'attraction pour les investissements et un refuge pour le capital international et que pour cette raison les deux institutions oeuvraient avec les décideurs africains à exploiter les potentialités de ce positionnement.

"Nous pensons qu'il est tout à fait fondé de commencer à considérer l'Afrique comme un pôle de la croissance mondiale", ont souligné les deux hauts responsables.

La session ministérielle va se tenir du 26 au 27 mars et sera précédée d'une réunion technique préparatoire des experts du 22 au 24 mars.

Sur les 15 économies du monde qui se développent le plus rapidement de nos jours, 10 sont africaines. Les investissements étrangers directs en Afrique sont passés de 9 milliards de dollars en 2000 à 62 milliards de dollars en 2009 et cette tendance devrait se maintenir dans un avenir proche, indique le communiqué conjoint.

Pour maintenir la croissance économique, l'Afrique devra renforcer sa productivité et sa compétitivité par l'innovation et l'investissement dans les infrastructures, la technologie, l'enseignement supérieur et la santé; la diversification et l'ajout de valeurs à ses exportations; et les investissements nécessaires dans les secteurs productifs et la facilitation du commerce, selon le Rapport économique sur l'Afrique 2011.

Si l'Afrique maintient son taux de croissance annuel de 5,6 pour cent de 2000-2008, et que le reste du monde fait de même à 2,9 pour cent, la contribution du continent au Produit intérieur brut (PIB) mondial va passer de 2,4 pour cent en 2012 à 5,1 pour cent en 2034, a fait observer le secretaire exécutif de la CEA.

-0- PANA MM/VAO/FJG/TBM/SOC 19mars2012


19 mars 2012 18:30:27




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