La Banque mondiale appelle la Tunisie à accélérer le parachévement des réformes

Tunis, Tunisie (PANA) - Des experts de la Banque mondiale ont appelé le gouvernement tunisien à accélérer le parachèvement des réformes demandées à la Tunisie, en prenant en considération ses rendements en matière de développement et les équilibres globaux, a annoncé vendredi dans un communiqué, le ministère tunisien du Développement, de l'Investissement et de la Coopération internationale.

La délégation de la Banque, qui a rencontré une deuxième fois en une semaine le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Zied Ladhari, a insisté sur le fait que ''le programme de réformes tunisien est prometteur et que le pays a fait ďimportants pas dans son exécution, mais qu'il nécessite davantage de soutien et de suivi''.

La délégation, qui effectue une visite actuellement en Tunisie pour préparer le programme de soutien du budget de l'Etat 2018, a fait état des rencontres avec les responsables tunisiens des secteurs économique, financier et social qui ont permis aux experts de la Banque de faire connaissance de l'état ďavancement des réformes.

Le conseil des directeurs exécutifs de la Banque mondiale avait décidé, le 13 juin dernier, ďaccorder à la Tunisie un prêt ďun montant de 500 millions de dollars dans le cadre du soutien des politiques de développement afin ďaméliorer l'environnement des affaires commerciales et l'initiative des affaires, rappelle-t-on.

La Tunisie est confrontée à d'importants défis économiques depuis les événements de 2011 qui ont entraîné des vagues de violentes protestations et de troubles causant le blocage de nombreuses sources de production dans des secteurs vitaux.

Cette situation a entraîné le taux de la croissance à des niveaux moins 1 pc et la hausse du taux de l'inflation à des niveaux records sans compter la chute de la valeur de la monnaie locale.

Plusieurs experts de l'économie en Tunisie qualifient les soutiens de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international de ''toxiques et de pièges'' en imposant des réformes sous forme de ''diktat'', affirmant que cette démarche ne cadre pas avec la réalité du pays et les conditions auxquelles il est confronté.

En revanche, ďautres experts estiment que la Tunisie est obligée de contracter des prêts et ďaccepter ''des conseils'' pour sortir de la crise actuelle.
-0- PANA YY/IN/JSG/SOC 04nov2017

04 novembre 2017 12:38:21




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