La Banque de Réserve Sud africaine augmente ses taux d'intérêt

Le Cap- Afrique du Sud (PANA) -- Les quatre plus grandes banques commerciales sud-africaines ont annoncé une hausse de leur taux d'intérêt sur les prêts, qui sera porté à 15% suite à la décision de la Banque de Réserve d'augmenter son taux de prêt en faveur des banques commerciales.
La First National Bank, Absa, la Standard Bank et Nedbank ont déclaré que la hausse prendra effet dés lundi.
Selon le gouverneur de la Banque de Réserve, M.
Tito Mboweni, le taux des prêts aux banques commerciales sera ajusté vendredi.
"Cela devrait provoquer des ajustements similaires des taux de dépôt et de prêt sur le marché bancaire local", a-t-il dit devant la presse à Pretoria.
Le dernier ajustement du taux a eu lieu en janvier, lorsque la Banque centrale a porté son taux de 9,5 à 10,5%, poussant les banques commerciales à porter leur taux de 13 à 14%.
Par ailleurs, les chiffres de la masse monétaire et du crédit sont en hausse depuis septembre dernier, ce qui fait craindre une inflation.
D'après les prévisions des milieux bancaires, l'inflation des prix de consommation hors hypothèques devrait plafonner à un peu moins de 10 pour cent d'ici au quatrième trimestre, ce qui pourrait conduire à une hausse des taux d'intérêt en 2002.
"La hausse des taux d'intérêt devrait être analysée dans le cadre de la pression continue sur le rand, ce qui fait monter l'inflation.
Le rand pourrait même subir une pression accrue suite aux résultats de l'élection présidentielle au Zimbabwe, bien que beaucoup dépendra de la réaction du gouvernement sud- africain et de l'approche future de la question zimbabwéenne", a dit M.
Steve Mathewson de la banque Absa.
De son côté, le Congrès syndical sud-africain (COSATU) a dit que la dépréciation du rand exacerbe l'inflation.
"La hausse des taux d'intérêt dans ce contexte devrait annihiler la croissance économique actuelle, exacerbant ainsi la souffrance de notre peuple".
"En fait, le PIB par tête d'habitant a connu une légère baisse depuis 1994.
Nous ne pouvons pas nous permettre de prendre des mesures qui ont un impact négatif sur la croissance et le développement", a dit M.
Moloto Mothapo, porte-parole de la COSATU.

15 march 2002 20:29:00




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