L'opposition sud-africaine invite à la prudence

Le Cap- Afrique du Sud (PANA) -- Le parti de l'Alliance démocratique (AD, opposition), a exhorté le gouvernement sud- africain à adopter une attitude conciliante sur les débats prévus avant le sommet mondial sur le racisme qui aura lieu à Durban du 28 août au 7 septembre.
Selon Mme Dene Smuts, porte-parole de la DA pour les droits de l'homme, l'Afrique du Sud n'a pas vraiment les moyens d'accéder aux demandes des Etats-Unis qui ont indiqué qu'ils n'assisteront pas à la conférence si la réparation pour les méfaits de l'esclavage et du colonialisme et le sionisme, considéré comme une forme de racisme, figurent dans l'ordre du jour.
"Toutefois, l'Afrique du Sud doit se comporter en hôte.
Elle a été choisie pour les capacités de réconciliation dont elle a fait montre sous l'ère de Mandela.
Elle a abouti à des concessions au cours des réunions préparatoires des zones Afrique et Asie qui ont présenté ces deux points", a dit Mme Smuts.
"L'absence probable des Etats-Unis à cette conférence est un argument fort entre les mains de l'Afrique du Sud.
Pretoria ne peut pas, en toute honnêteté, supporter le coût élevé de cette conférence si cet événement risque d'être réduit à une tribune pour des déclarations fracassantes de la part d'intervenants avançant des arguments qui ne servent aucun intérêt et qui pourraient en réalité nuire", a-t-elle fait observer.
Mme Smuts a prévenu que les perspectives de l'économie africaine et ses espoirs, placés dans le Programme du millénaire pour l'Afrique (MAP), pâtiront des critiques.
"La réapparition du thème de l'anti-sionisme est de loin le plus problématique des deux points.
Malgré son orientation pro- palestinienne, nous espérons que le gouvernement sud-africain acceptera le fait que quiconque soutient le processus de paix chancelant au Moyen-Orient ne peut accepter la rhétorique utilisée dans la déclaration de Téhéran.
"Il assimile l'antisémitisme aux pratiques sionistes et considère ces dernières comme un nettoyage ethnique et un crime contre l'humanité", a-t-elle dit, ajoutant que "l'opposition politique contre la conduite du gouvernement israélien en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza depuis l'éclatement de l'Intifada est une chose, mais que cette approche en est tout simplement une autre".
"Se servir de cette conférence, qui est supposée combattre le racisme pour enflammer la haine religieuse et ethnique serait une parodie des droits humains", a-t-elle ajouté.

31 juillet 2001 20:02:00




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