L'opposition accueille favorablement les négociations de paix

Monrovia- Liberia (PANA) -- Les partis d'opposition du Liberia ont accueilli favorablement les négociations envisagées par la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) pour réconcilier le président Charles Taylor et les opposants en exil.
"Nous estimons fermement que ces négociations vont contribuer de façon positive à améliorer la situation sécuritaire non seulement au Liberia, mais aussi dans la région du bassin du Fleuve Mano", ont indiqué dans un communiqué publié à Monrovia, les Partis politiques associés (CPP), un regroupement de 12 formations politiques.
La plupart des leaders de ces partis d'opposition vivent à l'étranger ou se sont exilés volontairement pour des raisons de sécurité.
Au moins quatre responsables de partis et certains leaders des anciennes factions belligérantes font partie des 14 personnes accusées de trahison par le gouvernement de M.
Taylor pour leur soutien présumé aux rebelles qui se battent contre les troupes gouvernementales dans le nord du pays.
Ces personnes ont réfuté ces accusations et ont plutôt accusé M.
Taylor de se livrer à des machinations pour les écarter de la scène politique du pays.
Le CPP a exprimé sa volonté de "faire tout son possible" pour s'assurer que ces négociations, dont l'objectif essentiel est la réconciliation nationale, soient couronnées de succès.
Il a invité toutes les parties concernées à participer à cette très importante réunion au nom de la paix et de l'unité du pays.
Depuis l'accession au pouvoir du président Taylor en 1997, plusieurs hommes politiques et intellectuels libériens ont quitté le pays pour des raisons de sécurité ou par mesure de précaution au regard de l'évolution peu rassurante de la situation politique.
Après une guerre civile sanglante de sept ans qui a pris fin en 1997, des sanctions ont été imposées cette année au Liberia par l'ONU pour son implication présumée dans un échange d'armes contre des diamants avec les rebelles sierra-léonais.
Bon nombre d'analystes politiques estiment que le gouvernement de Monrovia pourrait éprouver des difficultés à gérer le pays avec ces pressions extérieures.
"Chacun a le droit d'être ici au Liberia et tous les efforts doivent être faits pour lever tous les obstacles qui maintiennent les citoyens libériens à l'extérieur", a dit un de ces analystes.

06 juillet 2001 20:55:00




xhtml CSS