L'opposant Mboua Massock interpellé au Cameroun

Douala- Cameroun (PANA) -- L'opposant Mboua Massock et son compagnon Ombassa ont été interpellés tôt ce mercredi dans un hôtel à Bamenda (nord- ouest du Cameroun) et conduits à la Légion de Gendarmerie de cette ville de l'une des deux provinces anglophones du pays, a appris la PANA de la "Nouvelle dynamique nationaliste africaine" (NODYNA), leur mouvement politique.
A en croire Aïcha Eheg, chargée de la communication de la NODYNA, "les deux opposants ont été cueillis à leur hôtel, alors qu'ils s'apprêtataient à continuer la marche qu'ils ont engagée à travers le Cameroun depuis bientôt un mois".
Le 28 décembre dernier, l'opposant Mboua Massock, plus connu sous le nom de "Combattant Mboua Massock", a entamé à Douala "une marche de 1.
200 km à travers 7 régions sur les 10 que compte le Cameroun, pour poser 12 exigences pré-électorales".
Parmi ses exigences, le "Combattant Mboua Massock", demande l'informatisation de tout le fichier électoral, l'organisation d'un scrutin à deux tours, le respect de la durée du mandat présidentiel.
"Nous allons sillonner sept des dix régions du pays pour expliquer aux populations, village après village, nos exigences", avait précisé l'opposant au début de cette marche baptisée "Le-Pas-Décisif" et qui doit durer deux mois.
Mais depuis près d'un mois, le "Combattant Mboua Massock" a déjà été arrêté trois fois, respectivement à Mvomeka'a (ville natale du président de la République), à Yaoundé et à Bamenda.
En début 2009, l'opposant Mboua Massock avait annoncé sa candidature à la prochaine présidentielle, alors que des membres du parti au pouvoir (Rassemblement démocratique du peuple camerounais, RDPC) demandent depuis plusieurs semaines l'anticipation de la présidentielle prévue en 2011.
L'actuel chef de l'Etat, Paul Biya, 76 ans, au pouvoir depuis 1982, pourra être candidat à sa succession en 2011, à la faveur de la réforme de la Constitution adoptée en 2008 et supprimant la limite du nombre de mandats présidentiels.
Mboua Massock, 56 ans, connu comme l'un des initiateurs de la désobéissance civique et civile baptisée "villes mortes" du début des années 1990 au Cameroun, est redouté par le régime à cause de ses prises de position tranchées et anticoloniales.
Il est depuis quelques années en procès contre l'Etat du Cameroun pour, entre autres chefs d'accusation, "destruction du monument du Général Leclerc à Bonajo-Douala".

27 janvier 2010 15:31:00




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