L'intégration VIH/SSR au Sport reçoit l'onction des ministres africains

Abidjan, Côté d'Ivoire (PANA) - La Commission de l'Union africaine et la Fédération internationale de la Planification familiale ont mis les petits plats dans les grands, pour obtenir des ministres africains des Sports l'intégration au sport des questions liées au VIH/SIDA et à la Santé sexuelle et reproductive (SSR).

La cérémonie, organisée à Abidjan, en marge de la cinquième conférence africaine des ministres des Sports (CAMS5) vient à point nommé à un moment où la mise œuvre du Cadre d'orientation pour le développement durable du Sport en Afrique et la nouvelle Architecture des sports en Afrique met en exergue  "l'impératif de l'utilisation des sports en tant qu'outil de développement sur le continent".

Et lorsqu'on sait que, malgré les progrès obtenus au niveau du traitement aux antirétroviraux, les nouvelles infections touchent encore 1,8 million  de personnes, la sensibilisation à la prévention revêt encore toute son importance,.

A cet effet, le ministre ivoirien de la Promotion de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs, M. Alain Michel Lobognon, au cours du Panel marquant la cérémonie, a instamment convié ses collègues africains à réfléchir, au cours des travaux de la CAMS5, aux meilleurs moyens d'inscrire la sensibilisation à la prévention et à l'accès aux services à l'ordre du jour de tout événement sportif.

M. Lobognon illustre son invite par l'exemple de la Côté d'Ivoire dans la prise en compte des questions de VIH et de Santé sexuelle et de reproduction au niveau des départements ministériels de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs, qui a valu l'appui financier des bailleurs de fond au programme de lutte contre le VIH/SIDA.

Par ailleurs, le sport étant une activité généralement courue par les jeunes,  ce secteur représente une plate-forme privilégiée où la diffusion de l'information sur la Santé sexuelle et reproductive et sur le VIH/SIDAa davantage de chance d'obtenir un large impact, notamment parmi les jeunes qui, non seulement sont enclins à courir des risques d'infection au VIH, mais également sont moins portés à recourir aux services de prévention.

Il en est de même des problèmes de discrimination et de stigmatisation qui contribuent pour leur part à faire régresser le processus de prévention, en contraignant les populations-clé à se dissimuler et à favoriser un regain des nouvelles infections.

C'est ainsi que le Coordonnateur pays de l'ONUSIDA,  Dr Louis Ponzio,  a rappelé l'adoption au niveau des Nations unies d'un instrument juriste protégeant ces populations-clé contre la discrimination, en précisant que six pays africains se sont conformés à cette loi, tandis que seize autres sont sur le point  de l'adopter.

Il a fait remarquer que le sport étant une plate-forme de rassemblement de personnes de tous âges, sexes, cultures et religions différents,  il est de nature à surmonter toutes les barrières et à ne laisser aucune place à la discrimination.
-0- PANA SSB/IBA/SOC  25juillet2013

25 juillet 2013 15:41:18




xhtml CSS