L'impunité des dirigeants des groupes armés en Centrafrique déplorée par l'ONU

Bangui, Centrafrique (PANA) - Le Haut-commissaire des Nations-Unies aux droits de l'homme, Zeïd Hussein, a affirmé vendredi, que les chefs rebelles et des milices responsables des pires crimes commis en République centrafricaine n'ont pas encore été arrêtés encore moins jugés.

Dans une conférence de presse tenue à Bangui, à l'issue d'une courte visite en Centrafrique, M. Hussein dont les propos ont été publiés par le site internet des Nations-Unies, a salué les développements positifs enregistrés dans les derniers 18 mois dans le pays, marqués notamment par la tenue du forum de Bangui avec la participation des représentants de toutes les composantes de la société centrafricaine.

Ce forum, rappelle-t-on, avait fait d'importantes recommandations dans une tentative de restaurer la paix, la sécurité, la justice et la réconciliation dans le pays, même si le responsable onusien estime que le rythme de l'amélioration progressive de la situation est très lent et que les réalisations sont  à la fois provisoires et fragiles, voire inexistantes sur le plan pratique dans certains cas.

Il a souligné l'importance pour le gouvernement de jouer un rôle meilleur, précisant que certaines régions sont envahies par des groupes armés qui gouvernent réellement en confisquant le pouvoir des autorités locales et évoluent dans l'impunité totale et continuent de piller les biens civils et les ressources minières tout en tuant des civils.

Il a indiqué que de nombreux parmi ceux qu'il a rencontrés ont exprimé leur regret par rapport à l'échec des Nations-Unies et du gouvernement pour la maîtrise de ces groupes armés, précisant que certains ont été arrêtés et condamnés pour avoir commis des crimes, mais la majorité est composée de ceux qui avaient de petits salaires.

Il a déploré la non arrestation des dirigeants dont les mains sont entachées de sang, encore moins leur jugement.

La mission des Nations-Unies de maintien de paix composée de 9.000 éléments et les autorités locales doivent faire face aux groupes armés de manière plus efficace pour empêcher les violations et pour créer un rempart contre les crimes, affirmant que le gouvernement et les forces internationales chargés de restaurer la paix ne toléreront pas les actes des groupes armés illégaux.

Des milliers de Centrafricains ont été tués et plus de 800.000 sont déplacés après deux ans de combats qui ont éclaté lorsque des rebelles du groupe ''Seleka'' pro-islamiste avaient destitué le président François Bozizé en 2013 avant que les milices ''Anti-Balaka'' pro-chrétiennes ne viennent chasser les musulmans du Sud, entraînant de fait la division de ce pays riche en diamant.

-0- PANA AD/IN/IS/SOC 05sept2015

05 septembre 2015 14:56:21




xhtml CSS