L'impact du SIDA sur le secteur de l'éducation au Mozambique

Maputo- Mozambique (PANA) -- Le Ministère mozambicain de l'Education estime qu'environ 19200 enseignants et plus de 100 cadres de l'éducation vont mourir du SIDA ou de maladies y ayant trait, entre 2000 et 2010.
D'après le rapport du ministère, 23,3 % de ces cas de décès sont prévus dans les provinces du centre, ou les taux de contamination du VIH sont les plus élevés.
Pour pallier cette situation, le ministère prévoit, dans les 10 années à venir, une augmentation du nombre de recrus, de 25 pour cent au niveau des enseignants de l'élémentaire et de 28 pour cent pour de l'enseignement supérieur, en vue de remplacer ceux qui probablement, vont mourir d'ici là.
L'épidémie du SIDA va ainsi réduire l'efficacité du système éducatif, ce qui va se traduire par une augmentation des dépenses pour l'éducation pour un montant global de plus de 1900 milliards Meticais (environ 86 millions de dollars) dans les dix années à venir soit une augmentation de 6,6 pour cent comparé au montant actuel.
La plus importante part de ces montants ira aux pensions des familles victimes du SIDA, tandis que l'autre partie va aider à financer la formation de nouveaux enseignants.
D'autres dépenses importantes concernent celles allouées à l'amélioration du système éducatif pour réduire les taux d'échec.
Cette pression sur l'éducation intervient au moment où le secteur est confronté à la fuite des cerveaux vers les écoles privées.
Une situation consécutive aux mauvaises conditions de travail et aux salaires qui sont très bas.
Le rapport cite l'exemple du professeur d'une université privée qui gagnerait trois fois plus que s'il enseignait dans une université publique.

23 septembre 2001 10:07:00




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