L'IPPF pour un engagement global renouvelé en faveur d'un monde sans SIDA

Lagos, Nigeria (PANA) - A la veille de la célébration le 1er décembre de la Journée mondiale du SIDA, la Fédération internationale pour la Planification familiale (IPPF) plaide pour un engagement global renouvelé à bâtir un monde sans SIDA, où personne ne sera mis de côté, dans un communiqué de l'organisation basée à Londres et mis à la disposition de la PANA ce vendredi à Lagos.

"Il est important d'envisager la riposte au VIH par une approche inclusive et  axée sur les droits de l'Homme. Les efforts doivent se focaliser sur les populations-clé, telles que les travailleurs du sexe, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, la population trans-Genre, les migrants, les prisonniers et les consommateurs de drogue", ajoute le communiqué.

Aujourd'hui 35 millions de personnes à travers le monde vivent avec le VIH et  auront besoin de traitement pour le reste de leur vie, ceci en dépit des nouvelles recommandations 2013 de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en matière de traitement.

D'après l'IPPF, seuls 34 pc sur une population de 26 millions de malades actuellement éligibles reçoivent en réalité un traitement.

Bien que le rythme de propagation de l'épidémie ralentie, il y a eu encore 2,3 millions de nouvelles infections en 2012 et 1,6 million de décès.

La stigmatisation et la discrimination contre les Personnes vivant avec le VIH/SIDA restent un obstacle majeur.

Toutefois, l'IPPF juge prématurées les remarques faisant état de la fin du SIDA, face à la baisse alarmante des fonds pour lutter contre la maladie.

Pour le directeur général de l'IPPF, Tewodros Melesse, "nous soutenons totalement la vision de l'ONUSIDA pour un monde sans SIDA et sa vision pour zéro décès dû au SIDA, zéro nouvelle infection au VIH et zéro stigmatisation et discrimination à l'encontre du VIH. Mais une certaine autosatisfaction contenue dans les annonces de certains médias concernant la fin du SIDA est dangereuse. Il est préférable de dire que le début de la fin du SIDA est en vue, mais si nous baissons les bras ne serait-ce qu'un moment, les progrès que nous faisons peuvent facilement être compromis".

L'organisation croit que des efforts doivent être faits pour s'attaquer à la hausse des nouvelles infections dans les pays à revenus intermédiaires, à l'épidémie en Afrique sub-saharienne, au fléau de la violence sexuelle et la violence sexiste, mais aussi à l'homophobie en Europe de l'Est, en Asie centrale et dans plusieurs régions d'Afrique pour tenter de réaliser les objectifs de réduction de la propagation de l'épidémie.

La Journée mondiale de lutte contre le SIDA est célébrée tous les ans le 1er décembre depuis 1988.

Le thème de cette année est "Objectif: zéro".

Les organisations de la Société civile, les Organisations non-gouvernementales et les gouvernements mettent en place des programmes pour attirer l'attention sur cette maladie.
-0- PANA SB/VAO/NFB/JSG/IBA  29nov2013

29 novembre 2013 11:22:14




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