L'IGAD ouvre la voie à une intervention militaire en Somalie

Syrte- Libye (PANA) -- Les ministres des Affaires étrangères des pays de l'Afrique de l'Est ont arrêté une série de nouvelles résolutions, ouvrant la voie à une intervention militaire régionale en Somalie, à l'issue d'une réunion lundi soir à Syrte.
Le conseil des ministres de l'Autorité intergouvernementale sur le développement (IGAD), qui s'est réuni lundi soir à Syrte, a aussi accédé à la demande de l'Union africaine (UA) de modifier le mandat de ses forces de maintien de la paix dans la Corne de l'Afrique et de leur permettre de combattre les rebelles.
L'IGAD a aussi accepté de revenir sur sa décision initiale interdisant aux pays voisins de la Somalie d'envoyer des troupes dans ce pays de la Corne de l'Afrique.
"Le Conseil des ministres des pays membres de l'IGAD s'est réuni et a pris des mesures fermes à propos de la Somalie", a déclaré à la PANA le secrétaire éxécutif de l'IGAD, Mahboub Maalim.
La Mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM), forte de quelque 4.
300 hommes, était exposée aux attaques à cause de la limite que lui imposait la nature de son mandat.
Les bases de l'AMISOM, disséminées en Somalie, ont été des cibles privilégiées des groupes de combattants islamistes cherchant à chasser le gouvernement du président Sheikh Sharif Ahmed du pouvoir.
Les ministres des six pays de l'Afrique de l'Est (Djibouti, Ethiopie, Kenya, Soudan, Somalie et Ouganda) se sont réunis à Syrte, en prélude au 13ème sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UA, prévu du 1er au 3 juillet dans cette même ville libyenne.
Ils ont accepté d'instituer une zone d'exclusion aérienne pour fermer l'accès du pays à toute velléité de largage d'armes.
Les six pays membres de l'IGAD ont aussi demandé à l'UA de poursuivre le déploiement des forces étrangères en Somalie.
Ces mesures ont été prises quelques heures seulement après l'appel lancé par le président kényan, Mwai Kibaki, à l'Assemblée de l'UA pour prendre des mesures urgentes au cours du sommet de Syrte pour empêcher la Somalie de sombrer dans le chaos.
Les récents combats en Somalie ont poussé les pays voisins à bout, après la recrudescence des violences qui ont installé le malaise dans la région de la Corne de l'Afrique.
On craint que des combattants islamistes, venus de pays étrangers, n'envahissent la Somalie pour lutter aux cotés de la milice Al Shabaab, un groupe suspecté de connexion avec le réseau terroriste Al Qaeda.
Le commissaire de l'UA chargé de la Paix et de la Sécurité, Ramtane Lamamra, avait déclaré samedi que l'organisation "n'excluait aucune option pour mettre fin aux combats en Somalie, y compris l'option d'autoriser une intervention militaire directe de pays indépendants".

30 juin 2009 22:55:00




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