L'hommage des Mauritaniens à Nelson Mandela

Nouakchott, Mauritanie (PANA) - Le décès jeudi de l’ancien président sud- africain et icône de la lutte anti-apartheid, Nelson Mandela, a plongé les Mauritaniens, toutes catégories sociales confondues, dans une profonde tristesse, a constaté vendredi la PANA.

Ainsi, Nouakchott va rendre hommage à une figure de l’histoire de son pays, de l’Afrique et du monde entier.

Un rassemblement organisé par un cercle d’intellectuels est prévu vendredi à 17 heures dans la capitale pour saluer la mémoire du disparu et rappeler les grandes étapes d’une vie entièrement consacrée au combat pour l’émancipation politique et sociale d’un peuple opprimé pendant des siècles.

Réagissant à la nouvelle de la disparition de Mandela, Moussa Ould Hamed,  directeur de publication de l’hebdomadaire "Biladi", a salué "la mémoire d’un homme qui a marqué l’histoire par son combat contre l’injustice, tout en restant ouvert au dialogue à cause de son profond humanisme".

Selon lui, la Mauritanie, pays multiethnique riche de sa diversité, devrait, s’inspirer de Nelson Mandela pour se réconcilier avec son histoire et aider à bâtir l’unité du continent.

Président de la Convergence nationale démocratique (CND, opposition), ex-ministre de la Justice et bâtonnier de l’Ordre national des avocats pendant plus de 10 ans, Me Makhfoudh Ould Bettah a compati "à la douleur du peuple sud-africain, de tous les peuples du continent et citoyens du monde à la suite de la disparition d’un homme qui a su se forger un statut d’icône à travers un combat non violent contre un système inique et injuste".

"Un Africain qui restera éternellement dans l’histoire et dont les dirigeants actuels de l’Afrique du Sud devraient s’inspirer de l’action et de l’œuvre pour maintenir ce grand pays sur la bonne trajectoire", selon Me Ould Bettah.

Administrateur de régies financières, Alassane Guèye déplore pour sa part, "la disparition d’autre Gandhi, un monument d’ouverture et de tolérance. Un Africain qui a refusé de s’accrocher au pouvoir en ne faisant qu’un seul mandat à la tête de son pays, et dont l’exemple est peu suivi par les princes qui nous gouvernent aujourd’hui".
-0- PANA SAS/JSG/IBA 06dec2013              

06 décembre 2013 13:41:19




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