L'héritage de Mandela fait la Une des journaux en Tanzanie

Dar-es-Salaam, Tanzanie (PANA) - L'hommage à Mandela  et son héritage au monde  faisaient la manchette des journaux tanzaniens qui, cette semaine, ont également consacré leurs colonnes à d'autres événements tels que le 52ème anniversaire de l'indépendance de la Tanzanie, aussi bien que la Journée internationale des droits humains.

«  Nos adieux à Mandela  ne doivent pas cesser. Nous devons perpétrer son héritage,  son idéal et le rêve que nous partageons avec lui, » rapporte "The Guardian", un journal privé qui affirme que l'Afrique et le reste du monde se souviendront toujours  de lui. »

« En réalité, nous avons plusieurs fois auparavant dit adieu à Mandela. D'abord au moment où, en 1999, en tant que président, ensuite lorsqu'il s'était retiré de la scène politique en 2004, malgré qu'il était une source d'inspiration permanente et  plus tard,  des adieux prématurées pendant que le monde retenait désespérément son souffle, à l'annonce de sa santé qui ne cessait de se détériorer. »

«  Cet adieu devrait être le dernier, mais c'en était pas un; ce que nous avons plusieurs fois vécu à contre-coeur, n'est toujours qu'une apparence de deuil dont notre nation et  une grande partie du reste du monde doit nécessairement faire l'expérience encore et encore, » rapporte "The Guardian".

Faisant le point des événements au niveau local, le quotidien national "Daily News" affirme que le 9 décembre  qui marquait le 52ème  anniversaire de l'indépendance de la Tanzanie, la  fanfare n'avait pas été utilisée, dans  toute la  République  Unie de la Tanzanie,   en raison  de la mort de Mandela que le monde  pleurait.

«  Au regard des 52 années passées, nous sommes fiers des étapes que nous avons franchies pour bâtir notre nation. Nous avons rencontré d'énormes défis, mais l'avenir est prometteur » a souligné le journal,comme pour appuyer le porte-parole du gouvernement selon lequel la Tanzania a célébré l'anniversaire de son indépendance, « dans un contexte économique  florissant,  renforcé par les investissements miniers et l'exploitation des réserves de gaz. »  

S'appuyant sur un rapport de la Banque mondiale, le journal révèle une meilleure performance dans le domaine économique  en 2013, comparée à 2012 au moment où les perspectives de 2014 sont positives.

En 2012, la croissance de l'économie tanzanienne  s'est chiffrée à 6,9 pour cent,  alors que l'objectif était  fixé à 7 pour cent, tandis que, selon la source, « l'énorme défis » consiste à traduire la croissance  en termes de bien-être des populations.

Même si le gouvernement est à l'avant-garde pour faire face aux défis, en rendant la croissance plus inclusive, "Daily News " constate : «  la pauvreté  devient  particulièrement grave dans les zones rurales »

Abordant la commémoration de la Journée internationale des droits humains, un autre quotidien ,"The Citizen"  se demande  « quelle est la situation des droits humains en Tanzanie qui  avait signé  la Déclaration universelle des Droits de l'Homme?”

Selon le journal, la question mérite réflexion, au moment où, dans le pays, l'on  se prépare à  l'élaboration d'une nouvelle Constitution. "Intégrer les droits humains dans la Constitution pour se conformer à la Déclaration des Nations unies n' aura de sens que si l'on mentionne clairement  les conditions  garantissant sa mise en application", précise le journal.

« Tout le monde doit comprendre que les droits humains se sont pas là pour  défendre une idéologie politique, une religion ou une croyance. Ils concernent tous les êtres humains » rappelle "The Citizen", qui prévient que toute frange de la société  tanzanienne qui, pour   quelques  intérêts égoïstes,  pourraient  entreprendre de saborder la Constitution  qui garantit  la jouissance universelle des droit humains, l'aura effectué à son risque et péril.

Quant à "The Guardian", il  appelle cette semaine  la nation tanzanienne  à travailler au bien-être  des enfants  souffrant de malnutrition,  parce que des milliers parmi eux, de moins de 5 ans,  meurent chaque année, victimes de complication à la naissance et de la malnutrition.  

«  Rien que cette année 43.000 enfants  sont susceptibles de mourir  prématurément,  parce que tout simplement malnutris,  souligne le journal, se  référant à une  source  proche de trois Organisations non-gouvernementales ».

«  Les chiffres présentent un tableau sombre de la situation, avec environ 2,4 millions  d'enfants malnutris, plaçant  la Tanzanie au troisième rang des pays les plus touchés en Afrique », selon les ONG Uwazi-Twaweza, Policy Forum et Sikika.

"The Guardian" souligne que la plupart des décès pouvaient être prévenus  avec une approche pro-active du gouvernement,  en collaboration avec les organismes engagés dans la lutte contre la malnutrition des enfants.

«  La nation ne peut pas se permettre  d'ignorer un   taux aussi élevé de décès, qui se traduit par une malnutrition affectant l'économie, du fait de faibles rendements et une baisse de la productivité » a t-il ajouté.
-0- PANA AR/VAO/ PBA/SSB/IBA 15Dec2013


15 décembre 2013 11:39:19




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