L’étau se resserre autour de Gbagbo, selon la presse

Abidjan, Côte d’Ivoire (PANA) - Le bras de fer que Laurent Gbagbo a engagé avec Alassane Ouattara (les deux personnalités revendiquant  la victoire du second tour de la présidentielle) persiste et risque de coûter cher à l'ancien chef de l'Etat, selon la presse nationale, qui se fonde notamment sur le soutien massif de la communauté internationale à Ouattara .

"L’UA (Union africaine) et l’Afrique du Sud soutiennent Ouattara", titre à la une Le Patriote, proche du Rassemblement des républicains (RDR, parti d’Alassane Ouattara).

Saluant les décisions de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), prises à l’issue de son sommet d'urgence sur la Côte d’Ivoire, le camp Ouattara se dit confiant pour la suite du processus, notamment en matière de renforcement de sa légitimité.

"Des mesures sont prises pour renforcer le pouvoir de Alassane Ouattara. Lentement mais sûrement, avec tact et mæstria, le gouvernement du président Ouattara accroît sa reconnaissance et sa légitimité aux plans national et international", écrit  Le Patriote.

Les titres comme « Jacob Zuma et l’UA à Gbagbo : Quitte le pouvoir » ou encore « une diplomate de Gbagbo chassée de Bruxelles » du quotidien indépendant L’Expression », traduisent l’engrenage dans lequel se trouve Laurent Gbagbo.

«La communauté internationale peut-elle faire partir Gbagbo ?», s’interroge le quotidien L’Inter.

Cette question ne doit pas se poser, selon L’Expression qui écrit : « Le temps joue contre Gbagbo. Il avait espéré un essoufflement des soutiens à Alassane. Mais Laurent Gbagbo, cerné de toutes parts, devra faire face à la perte totale du contrôle financier et diplomatique, tandis que le patronat ivoirien menace de ne pouvoir payer les salaires si la situation perdure jusqu’au 15 décembre ».

Et le journal Nord Sud Quotidien de renchérir avec son titre à la une : « Refus de quitter le pouvoir, Gbagbo piégé ».

Malgré ce bras de fer, les discours dans les deux camps, relayés par la presse nationale, appellent au calme.

« Gbagbo rassure les populations du Sud-Comoé : Tout va rentrer dans l’ordre », titre Fraternité Matin.

Soir Info s’inscrit dans cette dynamique, en rapportant les propos d’Alassane commentant les résolutions de la CEDEAO avant d’appeler Gbagbo à rendre le pouvoir.

« Je souhaite que la raison finisse par prévaloir et que Monsieur Laurent Gbagbo accepte de se plier à la volonté du peuple. Alors que le peuple ivoirien s`est prononcé clairement, son intransigeance ne peut qu`exposer notre pays à des dangers susceptibles de le fragiliser davantage », soutient l'ancien Premier ministre.

Alassane Ouattara qui s’est dit engagé dans la voix d’une sortie pacifique de cette crise post-électorale, a indiqué au journal:
« pour ma part, même dans ces circonstances difficiles qui ternissent l`image de notre pays, je reste fermement et résolument au service de la paix et de la cohésion nationale ».

-0- PANA GB/TBM/SOC 09déc2010


09 décembre 2010 20:59:56




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