L'épidémie du Sida toujours entraînée par les violations des droits de l'homme (experts de l'Onu)

New York, Etats-unis (PANA) - A la veille de la réunion de haut niveau de l'Onu la semaine prochaine pour mettre un terme au Sida en 2030, les experts des Nations unies sur les droits de l'homme ont mis en garde que l'épidémie est toujours entraînée par les violations des droits de l'homme, et ont exhorté tous les gouvernements à supprimer les lois, politiques et pratiques punitives.

La PANA à New York indique que l'avertissement figurait dans un communiqué conjoint publié par les rapporteurs spéciaux des Nations unies sur le droit à la santé, Dainius Puras sur l'extrême pauvreté, Philip Alston sur la violence contre les femmes, Dubravka Šimonović et Frances Raday, le président du groupe de travail des Nations unies sur la discrimination à l'égard des femmes.

Ils ont déclaré que «ces lois et pratiques entravent et parfois empêchent certaines populations d'accéder à l'information, ainsi qu'aux biens et services qui sont essentiels à la prévention, au traitement et aux soins du Vih.

«Par exemple, les obstacles à l'accès aux services de santé telle l'autorisation d'un tiers, dissuadent de nombreux adolescents et des jeunes femmes à rechercher des informations et des services. Cela, à son tour, peut conduire à un niveau plus élevé d'avortements à risque, de grossesses non désirées et d'infections au Vih.

«Nous avons une occasion historique à ne pas manquer : mettre fin au sida dans notre durée de vie. La Communauté internationale a fait de grands progrès dans la lutte pour mettre fin au Vih/Sida, mais cela a été irrégulier. Le défi actuel est d'atteindre le grand nombre de ceux qui sont encore à la traîne.

"Les populations spécifiques qui continuent d'être laissées de côté et portent le poids de l'épidémie, comprennent les personnes qui consomment des drogues injectables et par conséquent, sont 24 fois plus susceptibles de contracter le Vih, les femmes dans la prostitution/les travailleuses du sexe, qui sont 10 fois plus susceptibles de contracter le Vih, et les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes, qui sont 24 fois plus susceptibles de contracter le Vih que les adultes dans la population générale », ont souligné les experts.

Les personnes trans-genres sont 18 fois plus susceptibles de contracter le Vih et les prisonniers, cinq fois plus susceptibles de vivre avec le Vih que la population générale.

Selon les experts, la preuve a montré que les établissements de soins de santé ont été parmi les environnements les plus fréquents où les gens vivent la stigmatisation liée au Vih, la discrimination, et même la violence.

" Les exemples incluent le refus de soins de santé et les obstacles injustes dans la prestation de services, les violations extrêmes de l'autonomie et de l'intégrité physique tels que les avortements forcés et les stérilisations, les autorisations excessives de la troisième partie pour l'accès aux services, et le traitement obligatoire, ou la détention obligatoire", ont-ils ajouté.

L'Assemblée générale de l'Onu a convoqué une réunion de haut niveau sur la fin du Sida en 2030, du 8 au 10 juin à New York, à laquelle prendront part certains dirigeants du monde, des ministres de la Santé, des représentants gouvernementaux, des responsables de l'Onu, des défenseurs du Vih/Sida, des organisations de la société civile et des médias.

La réunion tracera la voie à suivre pour mettre fin au Sida comme une menace pour la santé publique en 2030 dans le cadre des objectifs de développement durable (Odd).

La PANA a appris que la réunion sera guidée par les principes sur lesquels les succès de la riposte au Sida sont construits, qui impliquent l'inclusion, la participation et la dignité, tel que consacré dans la Charte des Nations unies.
-0- PANA AA/AR/MTA/BEH SOC 03juin2016

03 Junho 2016 21:31:07




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