L’envoi des troupes onusiennes en Centrafrique dans la presse française

Paris, France (PANA) - Le vote jeudi dernier d’une résolution au Conseil de sécurité de l’ONU pour l’envoi des soldats de la paix afin de rétablir l’ordre et la sécurité en Centrafrique et assurer la protection des civils a été abordé par les différents journaux français de cette semaine.

"Centrafrique: l'ONU autorise l'envoi de 12.000 Casques bleus", titre Le Parisien, qui indique que 10.000 soldats et 1.800 policiers de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en RCA (MINUSCA) prendront dans cinq mois la relève des 6000 soldats de la force africaine de la MISCA sur place, aux côtés de 2000 militaires français.

Le quotidien souligne que les priorités de la MINUSCA, dont le budget annuel oscille entre 500 et 800 millions d'euros,  seront la protection de la population et des convois humanitaires, le maintien de l'ordre, le soutien à la transition politique, le respect des droits de l'homme et l'arrestation des responsables d'exactions, dont les crimes de guerre passibles de la Cour pénale internationale.

Le Parisien précise que la résolution appelle les autorités de transition à Bangui à "accélérer leurs préparatifs de façon à tenir des élections présidentielles et législatives libres et équitables, au plus tard en février 2015".

Dans son article "L'ONU lance sa force pour la Centrafrique", Le Figaro affirme que c’est le soulagement qui a prévalu aux Nations unies, à New York, après que le Conseil de sécurité a adopté jeudi la résolution portant création d'une opération de maintien de la paix, attendue depuis des mois pour la Républicaine centrafricaine.

Selon le quotidien, dans les cartons du département onusien du maintien de la paix, cette mission avait cependant dû être mise en berne pour laisser l'Union africaine déployer une force dite de stabilisation, la MISCA, et prouver son aptitude à se substituer à l'ONU dans son arrière-cour.

"La résolution 2149, élaborée et présentée par la France, met un terme à cette expérience éphémère, qui aura montré les limites d'une opération "100 pc africaine", constituée de 6000 troupes valeureuses, mais démunies de soutien logistique et étrangères aux contraintes du maintien de la paix", écrit Le Figaro.  

"L’ONU envoie des renforts en Centrafrique", titre La Croix, ajoutant que comme annoncé le 3 mars, cette opération débutera le 15 septembre prochain, tout en soulignant que les effectifs de la MINUSCA seront commandés par un militaire africain, selon une exigence clairement exposée par l’Union africaine.

En attendant le déploiement de la MINUSCA, écrit le quotidien, les premiers éléments des 800 soldats de la Force européenne (EUFOR), qui doit être engagée en Centrafrique d’ici à la fin du mois de mai, ont effectué leur première mission mercredi 9 avril dans les rues de Bangui avec le soutien des soldats de Sangaris.

Mais, déplore La Croix, les affrontements entre milices anti-balaka et Séléka continuent à entraîner la mort de personnes, dont une majorité de civils et, ajoute le journal, depuis le début du conflit, il y a un an, la proportion des musulmans a chuté de 15 pc à 2 pc de la population totale de la Centrafrique, selon des chiffres rendus publics par l’ONU.

"Ces massacres atroces montrent que le déploiement des forces de maintien de la paix françaises et de l’Union africaine ne suffit pas à protéger les villages contre ces attaques meurtrières", a déploré un responsable de Human Rights Watch (HRW) dans les colonnes de La Croix.

"12.000 Casques bleus déployés en septembre en Centrafrique", titre Le Monde, dont la mission est de rétablir l’ordre et la sécurité dans le pays, assurer la protection des civils et éviter à tout prix de nouveaux massacres inter-religieux.

Le Monde affirme que le Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés s’est dit prêt la semaine dernière à participer à l‘évacuation d’urgence de 19.000 musulmans vivant à Bangui et dans d’autres régions en raison des menaces que les milices chrétiennes anti-balaka font peser sur eux.

Le quotidien souligne également que la France s’est dit prête à participer à ces évacuations, mais en "dernier ressort" uniquement.

-0- PANA  BM/JSG/SOC 12avr2014

12 avril 2014 10:05:27




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