L'émissaire de la Ligue arabe évoque la confiance dont jouit l'organisation auprès des Libyens

Tripoli, Libye (PANA) - L'Envoyé du Secrétaire général de la Ligue arabe en Libye, Salaheddine Jemali, a affirmé que les Libyens "font toujours confiance au rôle des Arabes face aux ambitions étrangères croissantes et à l'ingérence flagrante dans les affaires de leur pays".

Dans un entretien publié samedi par le journal saoudien "Asharq Al-Awsat", M. Jemali a indiqué que "la Ligue arabe fait des efforts en fonction de ses moyens, et est convaincu que le rôle est encore en deçà des espoirs à cause de nombreuses raisons objectives que tout le monde connaît".

"La plus grande réussite est de mettre fin à la crise en réussissant les élections, ainsi qu'en mettant en place le nouvel Etat pour mettre fin à la souffrance du peuple libyen", a-t-il souligné.

M. Jemali a indiqué que les structures bloquant le processus politique, de son point de vue, sont "le terrorisme et les milices armées criminelles qui ont continué à affaiblir l'Etat en semant le chaos, ainsi que certains groupes influents actuellement à la poursuite de leurs intérêts et d'un rôle sur la scène politique".

Fustigeant l'occident "de profiter de la révolution libyenne et la dévier de son itinéraire, M.Jemali a fait remarquer qu'au lieu de faire tomber le régime de Mouammar Kadhafi, les occidentaux ont renversé l'Etat, créant un vide avec le démantèlement des organes de sécurité et les équipements militaires".

L'émissaire de la Ligue arabe a estimé que "invoquer les conditions de sécurité ou l'absence d'une Constitution sont des choses qui peuvent être résolues, et la tenue d'élections est cruciale pour la Libye et la région", soulignant que "le rejet de l'élection ou son report signifie la poursuite de l'instabilité et de la division du pays, en plus du contrôle des groupes armés sur des régions du pays, surtout au Sud".

Le processus politique actuel en Libye est dans l’impasse après l’échec de la mise en œuvre du Plan d’action de l’Emissaire de l’ONU, Ghassan Salamé, reposant sur trois étapes à savoir la révision de l’Accord politique, l’adoption d’une Constitution et l’organisation d’élections générales prévues en été 2018.

Face à cette impasse, la seule option qui reste est l’organisation d’élections générales pour lesquelles tous les protagonistes se préparent en vue de doter le pays d’une nouvelle légitimité issue des urnes et capable de sortir de la crise.
-0- PANA BY/IS/SOC 24mars2018

24 march 2018 14:54:13




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