L'émissaire de l'ONU au Soudan du Sud condamne la conscription forcée des enfants

New York, Etats-Unis (PANA) - Les personnes responsables du recrutement d'enfants soldats au Soudan du Sud doivent être tenues pour responsables des violations du droit international, a déclaré mardi la représentante spéciale des Nations unies au Soudan du Sud, Mme Ellen Margrethe Loj, lors d'une visite dans la ville dévastée de Malakal.

Selon un communiqué publié par la Mission des Nations unies au Soudan du Sud (MINUSS), Mme Loj a déclaré qu'elle était "consternée" par le niveau de destruction dont elle a été témoin dans le marché principal et du Centre hospitalier universitaire (CHU) de la capitale de l'Etat du Haut-Nil, au milieu des rapports d'enlèvement d'enfants dans la communauté voisine de Wau Shilluk.

"J'ai exprimé mes graves préoccupations concernant le recrutement forcé de garçons récemment au village de Wau Shilluk, près de Malakal et ailleurs dans l'Etat du Haut Nil", a-t-elle déclaré.

Elle a souligné l'importance de la réédition des comptes à tous ceux qui se livrent à cette pratique inacceptable, tout en déclarant: "J'ai partagé avec le gouverneur adjoint les assurances qui m'ont été données par le président Salva Kiir le mois dernier que les garçons seront sauvés".

Le communiqué a indiqué que lors de sa visite à Malakal, l'émissaire de l'ONU s'est réunie avec les responsables locaux, y compris avec le gouverneur adjoint de l'Etat du Haut-Nil, Gwinye Philipe Chan, pour discuter des rapports continus de recrutement d'enfants. Dans le même temps, elle a été témoin de première main de la dévastation du conflit en cours dans le pays.

Il a noté que Malakal avait six fois changé de mains depuis l'éclatement du conflit au Soudan du Sud, transformant ce qui était autrefois un port fluvial dynamique en une ville fantôme pendant les mois de combats intenses qui ont détruit la ville.

Lors de ses entretiens avec les dirigeants locaux, Mme Loj a avancé la question de l'établissement d'une base d'opérations avancée ouverte par les Casques bleus de la MINUSS dans le cadre de l'effort plus large des Nations unies à promouvoir un environnement plus sûr et plus sécuritaire pour les milliers de personnes déplacées internes souhaitant retourner dans leurs foyers sur une base volontaire.

En outre, elle a également visité le site de protection des civils de la MINUSS où elle a rencontré des dirigeants communautaires de la population déplacée, actuellement estimée à plus de 21 mille.

Le communiqué a également rappelé qu'une équipe d'éducation de l'UNICEF a récemment rapporté que 89 enfants ont été enlevés à Wau Shilluk et des milliers de personnes avaient été déplacées par le conflit en cours.

L'UNICEF a rapporté que des témoins ont déclaré que des soldats armés ont encerclé la communauté et fouillé maison par maison pour les garçons âgés de plus de 12 ans, qui ont été enlevés.

La situation sécuritaire dans le plus jeune pays du monde s'est détériorée régulièrement au cours de l'année écoulée depuis que les combats politiques entre les deux dirigeants ont éclaté en décembre 2013.

-0- PANA AA / MA/MTA/TBM/SOC 10mars2015

10 mars 2015 20:24:05




xhtml CSS