L'attitude raciste d'un rugbyman indigne la classe politique

Le Cap- Afrique du Sud (PANA) -- L'ensemble des partis politiques sud-africains ont énergiquement condamné l'incident raciste pour lequel le joueur de rugby, Geo Cronje, a été exclu de la sélection nationale qui s'entraînait pour la Coupe du monde, pour avoir refusé de partager la même chambre avec un joueur noir, Quinton Davids.
Cronje, à qui l'entraîneur Rudolf Straueli avait demandé de partager une chambre d'hôtel dans un camp d'entraînement de Pretoria avec Davids, aurait refusé en déclarant qu'il n'utiliserait pas les mêmes salle de bains et toilettes que son coéquipier noir.
Le Congrès national africain (ANC, au pouvoir) s'est félicité de la décision du président de la fédération de rugby, Riaan Oberholzer, d'exclure Cronje de la sélection nationale.
"Nous sommes scandalisés et dégoûtés par les actes de Cronje et nous estimons qu'il ne mérite rien de moins que d'être exclu de la famille du rugby", a déclaré le porte-parole de l'ANC, Smuts Ngonyama.
"Cela fait longtemps que le rugby n'est plus un domaine exclusif des Blancs et cette évolution est tout à fait louable", a ajouté M.
Ngonyama.
Il a indiqué que le public sud-africain et la famille du rugby, en particulier, devaient démontrer leur engagement pour une Afrique du Sud non raciale, fondée sur le respect mutuel et la coexistence pacifique et privée de toutes les formes de stéréotypes raciaux, en rejetant et en condamnant les actes de Cronje.
"Il n'est sûrement pas le genre de personne qui peut prétendre représenter l'Afrique du Sud alors qu'il déteste notre Constitution et agit de manière méprisable envers un coéquipier à cause de la couleur de sa peau", a affirmé M.
Ngonyama.
En commentant aussi cet incident, le parti des Démocrates indépendants (ID) a estimé que l'exclusion de Cronje enverrait une onde de choc dans le milieu du rugby sud-africain à un moment où les 'Springboks', l'équipe nationale, devaient consacrer leur temps et leur énergie à préparer la Coupe du monde, après une série de matchs internationaux décevants.
"Il y a dix ans, le monde impressionné a vu une équipe sud- africaine unie représentant notre nation arc-en-ciel gagner la Coupe du monde de 1995 devant un président Nelson Mandela transporté de joie", a rappelé la responsable d'ID Patricia de Lille.
Il est malheureux que des incidents à connotation raciste émaillent toujours le sport sud-africain, particulièrement au sein de l'équipe nationale qui devrait être un exemple pour la jeunesse et la nouvelle génération de sportifs", a-t-elle dit.

29 août 2003 15:29:00




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