L'affaire du Sahara dans une nouvelle phase, selon El Yazghi

Rabat- Maroc (PANA) -- L'affaire du Sahara occidental est entrée dans une nouvelle phase en raison de certains points importants qui ont eu lieu ces derniers temps, en particulier le fait marquant de la démission de James Baker, l'envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a affirmé le ministre marocain de l'Aménagement du territoire, de l'Eau et de l'Environnement, Mohamed El Yazghi.
Dans un entretien exclusif accordé à la PANA au lendemain de la démission de M.
Baker, M.
El Yazghi, également premier secrétaire de l'Union socialiste des forces populaires (USFP, au gouvernement), a souligné que le Maroc a toujours eu des relations "très positives" avec l'ancien secrétaire d'Etat américain, depuis 1997, date à laquelle il avait été nommé pour assumer cette responsabilité onusienne.
"Le Maroc avait accepté le Plan Baker, c'est-à-dire, le premier projet-cadre, qui a été pourtant refusé par les autres parties.
Si le Royaume avait ensuite rejeté certaines dispositions du deuxième plan de M.
Baker, en émettant des réserves, il n'en demeure pas moins que Rabat a fait des remarques et des propositions, ce qui dénote de la volonté et de la disposition de notre pays à poursuivre les discussions", a poursuivi El Yazghi.
Le ministre marocain, qui est aussi directeur du journal Libération, l'organe en langue française de l'USFP, la plus importante formation politique du pays qui conduit une coalition de plusieurs partis dans l'actuel gouvernement marocain, a estimé qu'en présentant sa démission, M.
Baker a laissé la voie libre au secrétaire général de l'ONU pour voir comment il va procéder pour l'application de la résolution du Conseil de sécurité.
Il a ajouté que le Maroc a fait connaître à l'ONU, en particulier à son secrétaire général et à son représentent personnel, qu'il est toujours pour une solution politique précédée d'un dialogue et d'un accord entre toutes les parties concernées par cette affaire.
"Cette solution s'inscrit dans la démocratisation à laquelle le Royaume s'est engagée, c'est-à-dire, une large autonomie pour le Sahara dans la cadre de la souveraineté du Maroc et de son unité nationale", a indiqué M.
El Yazghi, successeur à la tête de l'USFP de l'ancien Premier ministre marocain, Abderrahmane Youssoufi.
Il a expliqué dans ce sens que les habitants du Sahara et "les réfugiés" qui se trouvent actuellement en dehors de la frontière du Maroc peuvent regagner leur pays dans le but de bâtir ensemble cette démocratie régionale qui leur permettra la participation à la gestion de leurs affaires, l'épanouissement de la population de cette zone extrêmement riche en patrimoine naturel et civilisationnel.
Le Maroc, a-t-il fait remarquer, a fait connaître clairement quelles sont les lignes rouges qui ne peuvent en aucun cas être franchies : non à l'indépendance de ce territoire et non à une phase transitoire.
"Si l'on envisage une solution politique, celle-ci doit être définitive et ne peut nullement être morcelée entre deux phases", a-t-il précisé.
Il a également rappelé que la dernière résolution du Conseil de sécurité de l'ONU appelle les parties à une solution politique consensuelle et demande également aux Etats de la région de coopérer et de s'entendre afin que cette affaire soit réglée une fois pour toutes, affirmant que le plus important, à cet égard, est que deux Etats, à savoir l'Espagne et l'Algérie, qui siègent au Conseil de sécurité en tant que membres non permanents ont donné leur approbation à cette résolution.

17 juin 2004 14:15:00




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