L'acte posé par les Premières dames africaines est salutaire

Bamako- Mali (PANA) -- Le forum international de Bamako sur la réduction de la mortalité maternelle et néonatale, dont les travaux se sont achevés mardi, aura été pour beaucoup de participants "une action salutaire" en ce sens qu'elle constitue un "signal fort" pour lutter contre le fléau.
La mortalité maternelle et néonatale est de nos jours une préoccupation majeure des gouvernements des pays en développement et de l'UNICEF, ainsi que de ses partenaires déterminés à travers des actions de mobilisation et de sensibilisation à circonscrire ce fléau ou du moins d'en diminuer les effets pervers.
La rencontre de Bamako, qui a regroupé des épouses des chefs d'Etat de l'Afrique de l'ouest et du centre ou leurs représentants, des ministres Africains en charge de la santé ainsi que l'UNICEF et ses partenaires, s'inscrivait dans un vaste mouvement de mobilisation visant à impliquer décideurs, société civile, ONG et populations dans la croisade contre la mortalité maternelle et néonatale.
A Bamako les Premières dames ont adopté une Déclaration qui sera présentée par le Mali lors de la conférence panafricaine du Caire prévue le 28 mai 2001, qui prépare la session extraordinaire de l'Organisation des Nations unies sur l'enfance en septembre 2001 à New York.
La Déclaration de Bamako est sans ambiguïté.
Pour elle, il s'agit de réduire de moitié le taux de mortalité infantile et néonatale en Afrique de l'ouest et du centre d'ici à 2010.
Pour cela, elle appelle les gouvernements africains à initier des "actions qui mettent l'accent sur la planification et l'implication des populations dans la lutte contre le fléau".
Les Etats sont également invités à élaborer des plans d'action destinés à soutenir cette volonté politique à aller au bout de la mortalité maternelle et néonatale.
La rencontre des Premières dames de Bamako procède à n'en pas douter à cette volonté affichée dès l'ouverture des travaux à travers les propos de l'épouse du chef de l'Etat malien, Mme Adam Bâ Konaré.
"Mon rêve, votre rêve à tous serait d'atteindre l'objectif d'un nombre de décès maternels pour 100.
000 naissances vivantes inférieur à 100 d'ici à 2010", a-t-elle dit.
L'acte posé à Bamako par les épouses des chefs d'Etat est à la hauteur de l'ampleur du drame, a par ailleurs indiqué le Dr Bâ, un médecin malien, estimant que "la position occupée dans notre société par les épouses des chefs d'Etat peut aider à trouver une solution au problème posé".

09 mai 2001 17:01:00




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