L'accord ''ciel ouvert'' va porter à 20 millions le nombre de voyageurs en Tunisie, selon un officiel

Tunis, Tunisie (PANA) - L'accord ''ciel ouvert'' dans le domaine du transport aérien entre la Tunisie et l'Union européenne, qui sera signé le 11 décembre prochain, va porter le nombre de voyageurs à travers les aéroports tunisiens pendant les dix prochaines années à 20 millions  contre 8,5 millions actuellement, a affirmé, jeudi, lors d'un entretien avec la presse, le directeur général de l'Office de l'aviation civile et des aéroports de Tunisie, Kamal Milad.

La Tunisie a entamé des négociations depuis 2007 avec l'Union européenne pour un accord qui prévoit l'ouverture de l'espace aérien tunisien et ses aéroports aux différentes types d'avions européens dans un premier temps, avant d'accorder progressivement les mêmes avantages aux autres compagnies de transport dans le monde, rappelle-t-on.

L'accord ''ciel ouvert'' ou ''Open Sky'' permet la libéralisation des services aériens aux compagnies des pays contractants, dans une première phase et prévoit des mesures relatives au nombre illimité des vols quotidiens pour toutes les compagnies, dans une deuxième phase. L'accord prévoit aussi la libéralisation des prix.

Malgré la promotion faite sur l'augmentation du nombre de voyageurs et le renforcement de l'activité touristique grâce à l'accord ''ciel ouvert'', ce qui permettrait d’atténuer la crise économique et le déficit du budget de l'Etat, il n'en demeure pas moins que les responsables de l'aviation civile tunisienne craignent, avec cet accord, des conséquences négatives pour la compagnie nationale qui ne pourrait pas être en mesure de rivaliser avec les grandes compagnies internationales qui vont descendre sur le sol tunisien.

Selon des experts tunisiens, les dispositions de l'accord ''ciel ouvert'' permettent aux compagnies les plus puissantes de prendre le monopole de nouvelles lignes et d'augmenter leurs quotas du marché, comme ce qui s'est passé pour le Maroc, signataire de l'accord avec l'Union européenne.

La compagnie ''Royal air Maroc'' (RAM) était au bord de la faillite n'eut été l'intervention du Roi du Maroc, qui l'a  fortement soutenue, soulignent les observateurs qui notent le refus de l'Algérie et de l’Égypte d'intégrer l'accord.

Si l'accord ''ciel ouvert'' permet aux pays signataires d'augmenter les chiffres des nuitées dans les hôtels et offre des avantage aux services, il risque, en revanche, d'entraîner l'effondrement du secteur du transport aérien et de l'industrie aéronautique, expliquent-ils.

C'est dans ce cadre que le syndicat des travailleurs de la compagnie nationale tunisienne, ''TunisAir'' et des partis politiques ont demandé au Premier ministre d'intervenir pour empêcher l'application de l'accord ''ciel ouvert'' dont le lancement est prévu, après signature, en mars 2018.
-0- PANA YY/IN/JSG/SOC 23nov2017

23 Novembro 2017 11:47:12




xhtml CSS