L'UNICEF salue le plan d'action de l'UA sur la famille

Addis-Abeba- Ethiopie (PANA) -- Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) s'est réjoui mercredi, de l'adoption par le 3ème sommet de l'UA, du Plan d'action sur la famille, soulignant que la famille est le premier rempart pour l'enfant.
"Sans ce tampon essentiel, les enfants sont immédiatement vulnérables face aux violations de la plupart de leurs droits fondamentaux", a fait remarquer la directrice régionale de l'UNICEF pour l'Afrique centrale et l'Afrique de l'ouest.
Dans un communiqué qu'elle a rendu public mercredi en marge de la troisième session ordinaire de l'assemblée de l'UA, Mme Salah a dit constater que, dans beaucoup de pays, les familles n'étaient pas conscientes de leurs responsabilités de veiller sur ces enfants.
"Des mesures sont nécessaires pour éviter que les enfants perdent l'affection de leurs parents, pour réunir ceux qui ont été séparés de leurs familles et faire en sorte que ceux qui ne peuvent pas retourner auprès de leurs parents ou proches puissent jouir d'un environnement familial affectueux".
Concernant la situation des enfants et des jeunes africains et le système de protection familiale, Mme Salah a dit que "les enfants ont le droit de grandir dans un environnement protecteur".
"Perdre leurs parents à cause de la maladie ou des conflits ne signifie pas qu'ils n'ont pas droit à l'affection et la protection qu'apporte une famille.
Les enfants n'échapperont pas à l'exploitation tant qu'il n'existera pas une collaboration entre tous les niveaux de la société".
Toutefois un chapelet de promesses ont été faits et d'obligations assumés par rapport à l'enfant africain dans le rapport préliminaire sur la "Situation des enfants et des jeunes en Afrique" présenté au sommet de l'UA.
De la Convention sur les droits de l'enfant aux Objectifs de développement du millénaire à la Position commune africaine de 2001 en passant par la Session spéciale des Nations Unies sur l'enfant en 2002, les promesses et les objectifs ont été largement concordants ces 15 dernières années.
Mais comme l'a observé Mme Salah, les gouvernements et la communauté internationale ont encore du chemin à faire pour réaliser les promesses et les objectifs fixés.
"Les enfants et les jeunes nous demandent de nous mettre au travail", a-t-elle dit, faisant allusion à une discussion en groupe organisée mardi entre des adolescents et le maire d'Addis- Abeba, Arkebe Equbay, l'épouse du secrétaire général des Nations unies et la directrice exécutive de l'UNICEF, Mme Carol Bellamy.
"Cette discussion nous a rappelé combien il est important d'écouter le point de vue des enfants.
La famille est le premier rempart pour les enfants jusqu'à l'âge de 18 ans.
Pourtant, ces garçons et ces filles originaires d'Addis-Abeba nous disaient qu'en Ethiopie, les enfants ne discutent pas avec leurs parents de ce qui pourrait être la question la plus importante touchant leur survie, le VIH/SIDA.
Ils n'obtiennent pas non plus d'informations au niveau des écoles", a ajouté Mme Salah.
A l'issue de la session, l'une des filles a demandé aux adultes de parler (avec) et d'écouter leurs enfants, les mettant en garde contre le fait que s'ils ne le font pas, c'est comme laisser les enfants avec une bombe à retardement qui attend de s'autodétrui- re.
Le rapport sur les enfants africains révèle que les défis qui continuent de se poser et même d'accabler de nombreux Etats africains peuvent être facilement identifiés.
Parmi ces problèmes figurent l'extrême pauvreté généralisée, le VIH/SIDA, le paludisme, la malnutrition et la sous-alimentation, le déplacement interne des populations, la sécheresse, les services défaillants, la détérioration des infrastructures, la faiblesse des revenus, le statut inférieur des femmes, la corruption, la mauvaise gouvernance et ses conséquences.
Ces problèmes ont été exacerbés par les conflits internes violents et aggravés par les problèmes politiques, économiques, sociaux, et/ou culturels.
Résultat, note Mme Salah, "survivre reste un combat permanent pour les Africains à travers le continent, les femmes et les enfants des deux sexes étant les plus touchés".
"Il est grand temps de passer des engagements à l'action", a t- elle poursuivi, ajoutant qu'indicateur après indicateur, objectif après objectif, les engagements pris avec enthousiasme à plusieurs reprises ne sont pas ou peu suivis par les gouvernements et les donateurs.
"Ceux qui en paient le prix -et il est cher payé- sont les femmes et les enfants d'Afrique, au nom desquels ces engagements ont été pris", a-t-elle ajouté.
L'UNICEF a plaidé pour l'établissement de partenariats entre les gouvernements et les leaders politiques qui sont responsables des actions et des progrès, et la société civile, les jeunes, les familles, les réseaux professionnels, les artistes, intellectuels, les mass médias et la communauté des affaires, entre autres.
S'assurer que tous les enfants, particulièrement les filles et les enfants sans soutien parental, peuvent fréquenter l'école est l'une des missions clé de l'UNICEF.
En assurant une éducation de base gratuite, les pays peuvent augmenter le taux d'inscription des filles et des orphelins qui sont plus susceptibles d'être privés du droit à l'éducation.

08 juillet 2004 10:57:00




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