Cotonou, Bénin (PANA) - La représentation de l’UNICEF au Bénin déplore les différentes atteintes aux droits des enfants, en dépit des engagements du pays à la protection de ces droits.
Dans un document rendu public à Cotonou, le Bureau de l'UNICEF déplore qu’en dépit de l’engagement international dans le domaine de la protection de l’enfant, le Bénin est toujours confronté à différentes violations des droits de l’enfant.
Dans ce pays qui a aussi mis en place diverses stratégies pour contrer le travail des mineurs, 664.537 enfants de 5 à 17 ans travaillent, parmi lesquels 67.437 sont victimes de la traite.
Cette situation affecte leurs droits à l’éducation, à la santé et au développement, selon l’étude nationale de l’Institut national de statistique et d’analyse économique (INSAE).
La négligence et l’abandon des enfants dus à l’éclatement progressif des cellules familiales porteuses de protection de l’enfant explique le phénomène des enfants de la rue très remarquable dans les villes du Bénin, selon l'UNICEF.
L'agence onusienne déplore également des pratiques culturelles néfastes portant atteinte à la vie et au développement de l’enfant, notamment l’infanticide rituel, les accusations des enfants comme sorciers, les Mutilations génitales féminines, les mariages forcés et précoces, les mauvaises conditions d’initiation des enfants au culte Vodoun.
Le Bénin, rappelle-t-on, a ratifié plusieurs conventions internationales, sous-régionales de lutte contre toutes formes de violences à l’endroit de l’enfant. Il s'agit notamment de la Convention relative aux droits de l’enfant, ratifiée le 3 août 1990 et la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant, ainsi que les conventions 138 et 182 de l’Organisation internationale du travail.
L’inadéquation des ressources allouées au secteur de la protection en rapport avec l’ampleur des problèmes qui se posent; le niveau de pauvreté de la population qui rend les familles plus vulnérables, exposant ainsi les enfants à l’exploitation; les normes culturelles très ancrées; les difficultés d’application des textes de lois pouvant protéger l’enfant, sont, entre autres, les entraves à la réussite des stratégies mises en place pour une protection efficace des droits des enfants.
La multiplicité de structures de coordination relatives à la protection de l’enfant et le manque de centres étatiques de transit pour la prise en charge temporaire des enfants vulnérables ayant besoin de mesures spéciales de protection, constituent également des obstacles.
-0- PANA IT/TBM/IBA 20janvier2012