L’UA veut construire des corridors routiers continentaux

Addis-Abeba- Ethiopie (PANA) – L’Union africaine s-ouhaite construire des corridors routiers à vocation continentale, dont les routes Dakar-N’Djamena-Djibouti et Djibouti-Libreville, a annoncé dimanche à Addis-Abeba, en Ethiopie, le président de la Commission de l’organisation panafricaine, Jean Ping.
S’exprimant à l’ouverture du 14ème sommet des chefs d'Etat de l’UA, qui pour thème cette année "Les Technologies de l’information et de la communication en Afrique: défis et perspectives de développement", M.
Ping a précisé que des études de faisabilité de ces projets démarreront prochainement.
"Nous en sommes à la finalisation des adjudications des services de consultance pour les études de préfaisabilité de ces corridors routiers", a-t-il dit, estimant que les infrastructures sont un défi majeur pour l’Afrique.
Le président de la Commission de l’UA a également souligné l’étroite collaboration entre son institution, d’une part, la Banque mondiale (BM) et la Banque africaine de développement (BAD), d’autre part.
"Il me plaît de dire ici que cette étroite et franche collaboration a permis d’obtenir des résultats significatifs dans la mise en œuvre du Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA)", a martelé l’ancien ministre gabonais des Affaires étrangères.
Selon une étude de la BM, l’Afrique a besoin de près de 93 milliards de dollars US d’investissements chaque année dans le domaine des infrastructures pour atteindre le seuil que nécessite son développement économique.
Le continent mobilise chaque année près de 45 milliards de dollars US sur fonds propres pour le secteur des infrastructures, précise la même étude qui déplore la qualité de la maintenance des ouvrages pourtant réalisés à grands frais.
Seulement 40% d’Africains vivant en zone rural disposent de deux kilomètres de route sur toute l’année contre 65% dans les autres régions du monde en voie de développement, insiste la BM qui estime qu’en raison de la qualité des routes en Afrique, il faut plus d’une heure pour parcourir 12 kilomètres.
Sous l’égide de l’Union africaine, les pays du continent se sont engagés à ériger la réalisation des infrastructures en priorité absolue afin notamment de faciliter la libre circulation des personnes et des biens.
Les partisans de la construction d’un vaste marché africain de près d’un milliard de consommateurs estiment en effet que celle-ci passe absolument par l’existence des axes routiers reliant de part et d’autre le continent.
Le plan d’action pour la période 2010 à 2015 du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) accorde à cet égard une place centrale aux infrastructures, surtout dans le monde agricole.

31 janvier 2010 17:11:00




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