L'UA va établir une coopération étroite avec les pays arabes

Charm El Cheikh- Egypte (PANA) -- L'Afrique va relancer son partenariat avec les Etats arabes dans une tentative de renforcer une intégration politique qui permette de trouver des solutions urgentes aux crises que traversent le Soudan et la Somalie, a déclaré à Charm el Cheikh, le président de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping.
Les dirigeants africains qui doivent se réunir dans cette cité balnéaire égyptienne dimanche, pour discuter d'un large éventail de sujets, allant de l'accès à l'eau en passant par les conflits et le bien-être de l'enfant africain, ont prévu de s'entretenir des moyens de relancer la coopération politique entre l'Afrique et les Arabes.
Les négociations sur la relance des relations entre les pays arabes et l'Afrique, qui figurent en bonne place dans l'agenda de l'assemblée des chefs d'Etat de l'UA, vont porter sur la formation d'un Conseil de paix et de Sécurité mixte entre l'Afrique et le monde arabe.
"Nous devons activer les relations arabo-africaines parce que 70 pour cent de la population du monde arabe vit dans des pays africains.
Les Etats africains sont puissants, et en formant un conseil de sécurité mixte, nous pourrons trouver des solutions dans les zones de conflit", a déclaré M.
Ping à la presse en marge de la réunion du Conseil exécutif de l'UA, tenue jeudi et vendredi.
Il a indiqué que la relance des relations afro-arabes serait bénéfique au plan économique pour l'Afrique, étant donné la prospérité économique croissante du monde arabe, "qui reste essentielle pour la survie économique de l'Afrique".
"Nous avons des problèmes au Soudan et en Somalie.
Ces pays sont membres de la Ligue Arabe et nous estimons que ce Conseil de paix et sécurité mixte de nos régions va nous aider dans notre quête de solutions politiques aux problèmes de ces pays", a soutenu M.
Ping.
La Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) reste la source la plus dynamique des relations arabo-africaines, qui étaient à un meilleur niveau dans les années 70.
Le patron de l'UA a souligné que certaines des institutions formées à l'époque de cette coopération comme la Banque Arabe, l'Institut culturel afro-arabe et la Foire afro-arabe sont restés des acteurs permanents dans le développement économique, social et politique de l'Afrique.
Les négociations sur la relance des relations afro-arabes ont commencé en janvier de cette année.
Lors d'une réunion commune de la Ligue arabe et l'UA, les deux institutions ont convenu de faciliter la tenue du deuxième sommet afro-arabe.
M.
Ping a insisté sur le fait que la tenue de ce sommet stimulerait le développement économique de l'Afrique et aiderait à attirer de nouveaux investissements sur le continent africain.
"Nous devrions encourager le monde arabe à investir en Afrique, c'est la raison pour laquelle nous avons l'intention de nous réunir pour réactiver nos relations", a insisté le président de la Commission de l'UA.

28 juin 2008 18:24:00




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