Addis-Abeba- Ethiopie (PANA) -- Un haut responsable de l'Union africaine (UA), a exprimé le souhait lundi que le Conseil de Sécurité des Nations Unies approuve de toute urgence un renforcement des troupes de maintien de la paix en Somalie, en y ajoutant 4.
000 éléments.
L'UA dispose de 4.
000 soldats prêts à être redéployés en Somalie dans le cadre des Missions de l'UA en Somalie (AMISOM) et elle attend le feu vert de l'ONU pour augmenter la taille de ses troupes du nombre initialement autorisé de 8.
000 à 12.
000, a déclaré le Commissaire de l'UA à la Paix et la Sécurité, Ramtane Lamamra, lors d'une conférence de presse lundi à l'issue de la réunion ministérielle de l'IGAD sur le Soudan et la Somalie à Addis-Abeba, en Ethiopie.
L'UA a également réussi à obtenir le déploiement de 1.
000 casques bleus supplémentaires dans quelques jours pour atteindre la taille autorisée de l'AMISOM à 8.
000 soldats, selon M.
Lamamra.
Le 15 octobre, le Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l'UA a autorisé le nombre maximum de 20.
000 soldats pour le maintien de la paix en Somalie proposé par l'IGAD.
Les 1.
000 soldats qui vont être déployés cette semaine sont un bataillon du Burundi, ce qui va porter la taille de la force actuelle à 8.
000 hommes, comme on l'attendait depuis longtemps.
La proposition de porter les troupes de l'AMISOM à 20.
000 hommes a été prise par l'organisation d'Afrique de l'Est, l'Autorité inter-gouvernementale pour le développement (IGAD), en juillet, quelques jours avant le Sommet de l'UA à Kampala, qui l'a approuvé.
Mais, ce nombre de soldats est devenu celui qui a été officiellement autorisé pour l'AMISOM après l'approbation du CPS à la mi-octobre.
Selon M.
Lamamra, suite au déploiement du bataillon burundais, environ 4.
000 soldats fournis par Djibouti, la Guinée, l'Ouganda, le Burundi et d'autres pays contribueurs seront déployés en Somalie.
L'Ouganda, à elle seule, s'est portée volontaire pour contribuer à hauteur de 20.
000 hommes mais l'UA s'est trouvée confrontée à un manque de moyens logistiques, d'équipements modernes et de moyens financiers qu'elle a attribué à la réticence des Nations Unies et des puissances mondiales comme les Etats- Unis.
Mais l'UA a recu une réponse positive de l'UE, selon M.
Lamamra, qui a déclaré "L'UE a déjà fait part de sa disposition à contribuer à l'AMISOM".
L'UA et l'Ethiopie ont toujours reproché à l'ONU de traîner les pieds à propos de la Somalie.
"L'ONU doit accélérer son intervention en Somalie", a déclaré M.
Hailemariam Desalegn, le ministre éthiopien des Affaires Etrangères et président du Conseil ministériel de l'UA.
L'AMISOM doit également disposer de composantes comme des unités de l'armée de l'air, de la marine, des services de renseignements et de la police dotées de 140 élements chacune pour assister la force de police somalienne.
Le CPS de l'UA a décidé en octobre de demander au Conseil de Sécurité de l'ONU de réviser les mandats de l'AMISOM lors de sa réunion du 21 octobre.
Un mois après, l'approbation des Nations Unies se fait encore attendre.
L'UA souhaite également que l'ONU s'assure que l'AMISOM dispose d'une capacité logistique équivalente à celles des missions de maintien de la paix en RD Congo et au Soudan, a déclaré l'ex-ministre kényan des Affaires Etrangères, Moses Wetangula.
"Il nous faut les équipements que nous avons vu ailleurs" a dit M.
Wetangula, en faisant allusion aux multiples hélicoptères et à l'armement moderne qui ont aidé les missions des Nations Unies en RD Congo et dans d'autres régions à vaincre des résistances rebelles.