L'UA s'insurge contre le "régime illégal" au Madagascar

Addis-Abeba- Ethiopie (PANA) -- Préoccupée par la constante crise politique qui prévaut au Madagascar, l'Union africaine (UA) a mis en garde le "régime illégal" installé dans ce pays contre toute tentative d'imposer des solutions unilatérales, a appris la PANA, mardi à Addis-Abeba, où a pris fin le sommet ordinaire de l'organisation.
L'UA soutient que l'accord de Maputo et l'Acte additionnel d'Addis-Abeba constituent la "seule feuille de route vers une solution globale à la crise au Madagascar".
Dans ce sens, le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement se félicite des efforts déjà déployés par l'organisation et par la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) pour restaurer l'ordre constitutionnel au Madagascar.
L'UA exprime son appui total aux propositions de sortie de crise présentées aux parties prenantes malgaches, en juillet dernier, par le président de sa Commission, Jean Ping, et exhorte les partenaires internationaux à continuer d'appuyer les efforts en cours pour restaurer l'ordre constitutionnel et résoudre la crise malgache.
L'UA appelle son Conseil de paix et de sécurité (CPS) à se réunir afin de revoir la situation malgache et de prendre les décisions qui s'imposent à la lumière des instruments juridiques de l'organisation continentale.
Durant les travaux préparatoires du sommet, le président de la Commission de l'UA, Jean Ping, avait annoncé que les protagonistes malgaches avaient deux semaines pour répondre aux propositions du Groupe international de contact (GIC) sous peine de subir des sanctions de la communauté internationale.
Il a indiqué que l'UA a confié à la SADC la direction du processus de recherche d'une solution négociée à la crise malgache qui passe par le retour à l'ordre constitutionnel, n'écartant pas toutefois le recours à la force.
L'accord de transition politique signé le 8 août dernier dans la capitale mozambicaine, Maputo, oblige les parties prenantes malgaches à mettre un terme à la crise qui a conduit, en mars dernier, à la destitution illégale du président démocratiquement élu en 2002, Marc Ravalomanana.
L'accord stipule que la transition ne doit pas excéder 15 mois à partir de la date de sa signature et aboutira à l'organisation des élections présidentielle et législatives sous la supervision de la communauté internationale.
Il a été signé par le président de la Haute autorité de transition (AAT), Andry Rajoelina, le président déchu, Marc Ravalomanana, et les anciens présidents Didier Ratsiraka et Albert Zafy, en présence de médiateurs internationaux dont le représentant des Nations unies, Tiébilé Dramé L'accord couronne des négociations dirigées par l'ancien président du Mozambique, Joaquim Chissano, médiateur de la SADC.
Exilé en Afrique du Sud, M.
Ravalomanana a quitté le pouvoir après deux mois de crise sociale et politique marquée par ses divergences avec Andry Rajoelina, alors maire de Antananarivo, la capitale malgache.

02 février 2010 18:45:00




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