L'UA s'attaque aux maladies et à la sécurité alimentaire

Abuja- Nigeria (PANA) -- Les dirigeants africains ont terminé lundi leur sommet de deux jours dans la capitale nigériane, Abuja, avec une détermination renouvelée à s'attaquer au VIH/Sida, à la poliomyélite et à la sécurité alimentaire.
Pour endiguer les effets du VIH/Sida, du paludisme, de la tuberculose et de la poliomyélite sur le continent, les dirigeants ont approuvé la mise au point de manufactures de produits pharmaceutiques pour l'Afrique.
Ce plan, selon le communiqué final du sommet, facilitera la production de médicaments génériques de qualité sur le continent avec le soutien de la communauté internationale.
Le sommet a également appelé les Etats membres à poursuivre, mais de façon plus efficace et plus coordonnée, la mise en oeuvre des programmes nationaux d'amélioration des systèmes de santé, l'élargissement de l'accès à la prévention, au traitement et à la prise en charge des malades.
Ils devraient soutenir le partenariat mondial pour la survie des enfants et l'initiative "3 par 5" de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) destinée à fournir des antirétroviraux à trois millions de personnes vivant avec le VIH en 2005.
Les pays africains ont été également invités à faire en sorte que chaque enfant soit immunisé cette année contre la poliomyélite.
Concernant la sécurité alimentaire, les dirigeants africains ont exprimé "leur profonde préoccupation" face aux graves impacts sociaux des criquets pèlerins qui ont envahi certaines régions du continent.
Les participants à la rencontre ont mandaté le président de la Commission de l'UA, Alpha Oumar Konare, pour la préparation d'un rapport sur la situation de la sécurité alimentaire en Afrique à soumettre à l'appréciation des rencontres de l'organisation prévues en juillet de chaque année.
Le communiqué a également révélé la mise sur pied d'un Comité pour les services de renseignements et sécurité d'Afrique (CISSA), un organe que les dirigeants ont appelé à collaborer avec l'UA et ses institutions.
Ce comité sera basé au bureau du président de la Commission "qui sera le destinataire des rapports du secrétariat du CISSA et de ses autres structures", ajoute le communiqué final.
Dans son discours de clôture, le président en exercice de l'UA, le chef de l'Etat nigérian Olusegun Obasanjo a souligné que le sommet d'Abuja a passé en revue les différents conflits qui minent le continent "dans une atmosphère détendue, cordiale et amicale".
Il a relevé que la question de la réforme des Nations Unies "a été examinée de façon franche et exhaustive dans une ambiance amicale et fraternelle".
"La décision que nous avons prise constitue une réaffirmation de notre volonté collective de trouver une solution à un problème à travers la compréhension mutuelle et le consensus", a-t-il ajouté.
Le sommet a adopté la décision du Conseil exécutif de l'UA de mettre sur pied un comité ministériel pour formuler des recommandations sur l'adoption d'une position africaine commune sur la réforme de l'ONU.
Ce comité se réunira en février avant une session extraordinaire du Conseil exécutif prévue en mars 2005.
Par ailleurs, aucun des trois pays (l'Egypte, le Nigeria et l'Afrique du Sud) qui ont publiquement déclaré leur intention d'occuper le siège de l'Afrique dans un Conseil de sécurité de l'ONU élargi n'a fait part de cette intention lors du sommet de l'UA.
Parmi la cinquantaine de chefs d'Etat et de gouvernement qui ont participé au sommet figurent les présidents Robert Mugabe du Zimbabwe et Hosni Mubarak d'Egypte qui était à sa première participation à un sommet continental depuis 1995 quand il échappa à une tentative d'assassinat à Addis-Abeba, en Ethiopie.

31 janvier 2005 23:50:00




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