L'UA réitère son soutien au président soudanais Omar el-Béchir

Kampala- Ouganda (PANA) -- L'Union africaine (UA) a réitéré dimanche son soutien total au président soudanais, Omar Hassan el-Béchir, sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour génocide.
L'arrestation de M.
el-Béchir constituerait une violation de l'impunité des dirigeants élus, a déclaré le président en exercice de l'UA, le Malawite Bingu wa Mutharika, estimant que le mandat d'arrêt contre le numéro un soudanais était une violation de l'immunité des dirigeants des pays indépendants et devait être rejeté.
Des avocats britanniques et un réseau d'ONG soudanaises ont demandé aux dirigeants africains en réunion à Kampala, en Ouganda, de faire appel auprès de la Cour de justice internationale (CJI) pour qu'elle annule les mandats d'arrêts contre M.
el-Béchir.
Les deux avocats, Sir Geoffrey Nice et Rodney Dixon ont soutenu que les mandats d'arrêt étaient illégaux car "la question de l'immunité pour un président en exercice n'a jamais été résolue et ne peut l'être que par la CJI".
"L'Afrique est préoccupée par le fait que l'émission d'un mandat d'arrêt contre le président el-Béchir, dûment élu du Soudan, constitue une violation des principes de souveraineté garantis par la Charte des Nations unies", a observé M.
Mutahrika applaudi par les dirigeants africains présents à la cérémonie d'ouverture du 15ème sommet des dirigeants africains à Kampala, en Ouganda.
Pour M.
Mutharika, les dirigeants africains ont soulevé des questions liées à l'émission du second mandat d'arrêt, notamment que l'arrestation et le jugement du président el-Béchir pourraient aggraver la situation fragile au Soudan.
Les combats au Darfour se sont intensifiés cette année et sont les pires affrontements depuis le début de la guerre en 2003.
Le président Mutharika n'a toutefois pas écarté la tenue de nouvelles négociations concernant le mandat d'arrêt de la CPI, soulignant que des discussions doivent se tenir sur la position à adopter.
"Peut-être qu'il existe des moyens de régler les problèmes.
Examinons ensemble ces options", a poursuivi le président malawite.
Le président el-Béchir a annulé sa participation au sommet de l'UA, le ministre ougandais des Affaires étrangères ayant déclaré que son pays était obligé de l'arrêter du fait qu'il était signataire du Traité de la CPI.
Mais le président soudanais s'est déjà rendu au Tchad pour un sommet des leaders de la région, que le gouvernement soudanais a plus tard qualifié de succès face à la CPI.

26 juillet 2010 10:25:00




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