L'UA pour une ratification rapide de la Charte des droits de l'Enfant

Syrte- Libye (PANA) -- Le 5ème sommet ordinaire de l'Union africaine (UA) a demandé mardi à Syrte, en Libye, à ses Etats membres, qui ne l'ont pas encore fait, d'accélérer le processus de ratification de la Charte africaine des droits et du bien-être de l'Enfant (1990) tout en regrettant "vivement" qu'à ce jour, seulement 35 pays sur 53 l'ont ratifiée.
A l'issue de leurs travaux de deux jours, mardi à Syrte (centre de la Libye), les leaders africains invitent les pays membres à réaffirmer leur engagement à mettre en oeuvre les demandes de contributions en faveur des enfants africains avec "plus de détermination".
Ils demandent également aux Etats africains de mettre en place un mécanisme au niveau national en vue d'assurer la mise en oeuvre d'un programme intégré centré sur l'Enfant et à base communautaire comprenant une gestion intégrée des maladies infantiles, les soins de santé prénatale pour les mères et une couverture vaccinale.
La conférence a, par ailleurs, invité les Etats membres à collaborer avec l'UA, l'UNICEF et d'autres partenaires en vue de l'élaboration d'une feuille de route sur le quatrième Objectif de développement pour le millenaire (OMD) relatif à la réduction de la mortalité et de la morbidité infantiles.
Elle demande aux Communautés économiques régionales (CER) de superviser le programme pour la survie de l'Enfant dans leurs régions en coopération avec les partenaires au développement, et de collaborer avec la Commission de l'UA afin d'assurer la coordination et l'harmonisation des programmes et stratégies.
Le sommet invite aussi les institutions de l'ONU, les Organisations internationales et les partenaires au développement à apporter un appui technique aux Etats membres dans le processus de planification stratégique, de mise en oeuvre, de suivi et d'évaluation des politiques en faveur des enfants.
Il invite également ces institutions à mobiliser les ressources financières devant être utilisées au niveau national; et à collaborer avec l'UA et les CER dans les rôles qu'ils ont à jouer.
A cet égard, la Conférence demande à la Commission africaine de convoquer une réunion en vue de l'examen à mi-parcours de la mise en oeuvre de la position africaine commune sur les enfants en 2006 afin d'assurer le suivi et l'évaluation des progrès enregistrés dans la réalisation de l'objectif 4 des ODM.
Le sommet de l'UA demande également au Comité africain d'experts sur les droits et le bien-être de l'Enfant de soumettre au Conseil de paix et de sécurité de l'Union, au Parlement africain et à l'ECOSOC (Conseil économique et social) les noms des pays qui violent les droits des enfants et compromettent leur bien- être par les conflits, la mauvaise gouvernance, les abus, la négligence, la marginalisation et autres formes d'exclusion.
Il demande à placer les engagements pris par les gouvernements concernant les enfants au centre des préoccupations du Mécanisme africain d'évaluation par les pairs et faire régulièrement rapport aux dirigeants africains sur les progrès réalisés dans les efforts visant à assurer la survie et le bien-être de l'Enfant, y compris les leçons apprises.

05 juillet 2005 15:42:00




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