L'OIF pour le respect du français dans les institutions où elle est langue officielle

Paris- France (PANA) -- Dix jours avant le sommet de la Francophonie qui se tient dans un pays d'Europe centrale, membre de l'OIF mais où le Français n'est pas la langue officielle, le Secrétaire général de la Francophonie, M.
Abdou Diouf, dans un entretien avec la PANA, affirme que « s'il y a un domaine dans lequel nous ne ménageons pas nos efforts, c'est bien celui du respect et de la promotion de la langue française au plan international ».
En effet, la langue française est menacée sur certains continents et tout particulièrement dans les organisations internationales où l'usage de l'anglais est parfois exclusif, même lorsqu'il s'agit d'opérer dans les pays de langue française.
Pour M.
Abdou Diouf, pour préserver la diversité culturelle et linguistiques dans ces institutions, la Francophonie non seulement veille au respect de l'utilisation de notre langue, mais également mène des actions de formation, d'appui et de promotion, à l'image du soutien apporté aux délégations des pays du Sud à l'Organisation mondiale du Commerce « où de nombreuses réunions informelles se tiennent en anglais et dans un langage souvent très technique », a-t-il indiqué.
« Aux Jeux olympiques, le Grand Témoin francophone veille au respect de la charte olympique.
Pour les Jeux olympiques d'Athènes en 2004, j'avais nommé Hervé Bourges, le président de l'Union internationale de la presse francophone.
En 2006, Mme Lise Bissonnette, écrivain et présidente de Bibliothèque et Archives nationales du Québec a été le Grand Témoin pour les Jeux d'hiver organisés à Turin.
Pour les Jeux de Pékin, c'est l'ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin, qui a accepté cette mission ».
Mais sur ce chantier, le résultat ne saurait être à la mesure de la détermination de l'OIF, sans l'appui de ses Etats membres.
Aussi le Secrétaire général estime-t-il que l'Organisation internationale de la Francophonie ne pourra jamais se substituer aux Etats.
« C'est à eux qu'incombe la responsabilité première de faire respecter nos langues sur la scène internationale », a-t-il ajouté.
L'autre action menée par l'OIF pour le respect et la promotion de la langue française concerne le financement des formations en Français destinées aux fonctionnaires de l'Union européenne aussi bien que dans les pays d'Europe centrale et orientale, « pour former des cadres capables de mener des négociations ou de rédiger des textes en français ».
Cependant le soutien le plus déterminant de l'OIF à la promotion du français aura été celui apporté au renforcement de la capacité de communication des forces onusiennes peu portées vers la langue française, en mission de maintien de la paix dans un pays exclusivement de langue française.
« En Haïti, les autorités nationales de transition avaient attiré mon attention sur les difficultés de communication entre la population et les forces internationales des Nations Unies qui ne parlaient pas, à l'époque, majoritairement le français, raconte le Secrétaire général de l'OIF.
J'ai personnellement fait appel aux chefs d'Etat et de gouvernement francophones pour renforcer les troupes onusiennes ».

18 septembre 2006 21:55:00




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