L'ONUSIDA plaide pour l'accès des femmes aux méthodes de prévention du VIH

New York, Etats-Unis (PANA) - Le Programme des Nations unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA) a réaffirmé la nécessité d'offrir aux femmes l'accès aussi bien aux contraceptifs hormonaux qu'aux préservatifs pour prévenir les grossesses non désirées et l'infection au VIH.

Il a déclaré que cela est devenu une nécessité impérieuse suite aux consultations renouvelées avec des experts de la santé sur la question.

Un communiqué des Nations unies indique vendredi que les consultations entre les parties prenantes, organisées par l'ONUSIDA à Genève, en Suisse, ont abordé les récentes études épidémiologiques sur la transmission et l'acquisition du VIH par les femmes utilisant des contraceptifs hormonaux.

Il a déclaré que le forum a conclu que les données n'étaient pas suffisantes pour modifier les recommandation actuelles de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) selon lesquelles les préservatifs constituent la méthode la plus efficace pour prévenir l'infection au VIH.

"Au moment où une gamme de contraceptifs protège contre les grossesses non désirées, seuls les préservatifs masculins et féminins, offrent une double protection en arrêtant la transmission du VIH et en empêchant les grossesses non désirées», souligne l'ONUSIDA.

Selon l'ONUSIDA, environ la moitié des 34 millions de Personnes vivant avec le VIH sont des femmes.

En Afrique sub-saharienne, région la plus touchée par la pandémie, près de 60 pour cent des nouvelles infections au VIH concernent les femmes.

"Les femmes ont besoin d'une contraception et d'options de prévention sûres contre le  VIH qu'elles peuvent acquérir et utiliser'', a déclaré le directeur exécutif de l'ONUSIDA,  Michel Sidibe, cité par le communiqué

"De nouveaux investissements sont nécessaires dans la recherche pour des méthodes de prévention au VIH que les femmes maitrisent et des méthodes sûres de contraception à leur usage. Ne pas faciliter l'accès des femmes et des filles à ces méthodes augmente leur vulnérabilité à l'infection au VIH», a-t-il ajouté.

"Le niveau des besoins non satisfaits de Planification familiale pour 1,18 milliard de femmes âgées entre 15 et 49 ans à travers le monde est estimé à 11 pour cent, tandis qu'en Afrique sub-saharienne, il est deux fois plus élevé, soit 25 pour cent», a affirmé M. Sidibé.
-0- PANA AA/VAO/ASA/AAS/IBA 17fév2012

17 février 2012 22:24:41




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