L'ONUSIDA demande l'application des nouvelles directives pour le dépistage des couples

New York, Etats-Unis (PANA) - Le directeur exécutif du Programme commun  des Nations unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA), Michel Sidibé, a invité les pays à appliquer les nouvelles directives qui encouragent les couples à effectuer ensemble le dépistage du VIH.

"En encourageant les couples à se faire dépister ensemble, nous pouvons leur proposer des options globales pour la prévention et le traitement du VIH dont ils peuvent discuter et gérer en commun", a déclaré M. Sidibé dans un communiqué publié vendredi à New York.

"Ces lignes directrices, publiées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), recommandent également que les couples sérodiscordants - où l'un des partenaires est séropositif et pas l'autre - une thérapie antirétrovirale soit proposée à la personne séropositive pour empêcher l'infection de son ou sa partenaire par le virus», a-t-il ajouté.

"Les nouvelles données dont nous disposons montrent que la thérapie antirétrovirale réduit le risque de transmission d'une personne porteuse du VIH à ses partenaires sexuels", a poursuivit M. Sidibé.

Il a indiqué que l'OMS recommande que la thérapie antirétrovirale soit proposée aux personnes séropositives dans les couples sérodiscordants, même quand elles n'en ont pas besoin pour leur propre santé.

"L'OMS rappelle qu'il est également possible pour les couples de rester sérodiscordants indéfiniment s'ils utilisent systématiquement des préservatifs", a-t-il dit.

Selon les estimations de l'ONUSIDA, environ 14 millions de personnes dans le monde sont éligibles pour un traitement antirétroviral.

A la fin de l'année dernière, seuls 6,6 millions de personnes avaient bénéficié de ce traitement.

Les directives recommandent que, dans les situations de ressources limitées ou inadéquates, il faut donner la priorité aux personnes qui ont besoin d'une thérapie antirétrovirale pour leur propre santé.
-0- PANA AA/SEG/FJG/AAS/IBA  20av2012

20 avril 2012 15:56:20




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