L'ONU pourrait envoyer une force de maintien de paix en Somalie

Addis-Ababa- Ethiopie (PANA) -- Les Nations unies vont augmenter leur présence en Somalie et pourraient y déployer sous peu, une force de maintien de la paix si la situation s'améliore sur le terrain, a indiqué, dimanche, à Addis-Abeba, en Ethiopie, le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon.
Le patron des Nations unies a déclaré que la Somalie est restée sans gouvernement fonctionnel depuis 18 ans, mais il a souligné qu'il y avait espoir que le Gouvernement fédéral de transition (TFG) du président Sheikh Sharif Ahmed soit à la hauteur.
"Il n'y a pas eu de gouvernement fonctionnel en Somalie depuis 18 ans, mais il commence a en avoir un ces deux dernières années", a indiqué, dimanche, M.
Ki-moon, lors d'une conférence de presse en marge du sommet de l'UA qui se déroule présentement à Addis-Abeba.
"Nous avons pris l'engagement ferme de stabiliser la situation sécuritaire en Somalie", a indiqué le patron des Nations unies en précisant que l'ONU était en train de travailler au renforcement de la capacité de la mission de l'UA en Somalie (AMISOM).
L'UA a présentement 5.
300 soldats en Somalie, sur les 8.
000 que doit compter la mission.
La Somalie a été au centre des sommets de l'UA depuis le début de la crise en 1991, lorsqu'une milice clanique a renversé Siad Barre, l'homme fort du pays d'alors, mort en exile en 1995.
Le président de la Commission de l'UA, Jean Ping, a souligné que les forces africaines présentes en Somalie protégeaient essentiellement les responsables du gouvernement, les parlementaires et autres institutions de l'Etat, même si elles ont été la cible de plusieurs attaques de la part de l'opposition islamique armée.
En 1990, une force de maintien de la paix en Somalie avait connu une fin tragique lorsque des militants somaliens avaient tué des militaires et traîné leur corps en public dans les rues de Mogadiscio.
Lors de son discours à l'ouverture du sommet de l'UA, le Premier ministre espagnol, Louis Rodriguez Zapatero, président en exercice de l'UE, a invité les Nations unies à prendre immédiatement en main la mission de maintien de la paix en Somalie.
"Les Nations unies et l'UA ont consenti des efforts pour faire face à la situation en Somalie mais cela ne suffit pas.
La Somalie pourrait devenir le théâtre d'atrocités qui vont détruire l'humanité", a lancé le Premier ministre espagnol, invité d'honneur de ce sommet.
"Nous avons besoin d'un engagement ferme de la part des Nations unies et de la communauté internationale pour éviter que la Somalie soit une plaque tournante du trafic de drogue et un foyer pour le terrorisme", a-t-il ajouté.

31 janvier 2010 18:49:00




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