Abidjan, Côte d'Ivoire (PANA) - La sous-secrétaire générale des Affaires humanitaires des Nations unies, Catherine Bragg, a procédé lundi au lancement du Processus d’appel consolidé 2012 pour la Côte d’Ivoire (CAP-CI 2012), d'un montant de 173 millions de dollars américains.
Mme Bragg, arrivée dimanche en Côte d’Ivoire pour une visite officielle de trois jours, a précisé au cours de la cérémonie de lancement du CAP-CI 2012 que l’objectif de sa visite "est d’évaluer la situation humanitaire neuf mois après la crise post-électorale, et de sensibiliser les donateurs et le public sur les besoins et défis restants, ainsi que sur la nécessité d’un financement conséquent tout au long de l’année afin de permettre une réponse humanitaire solide qui contribuera à la stabilisation".
Elle a souligné que malgré la stabilisation et l’amélioration de la sécurité, "la Côte d’Ivoire demeure un pays fragile, en phase de récupération et fortement affecté par les séquelles des nombreuses crises qui l’ont touchée".
"Des besoins humanitaires importants restent à combler, particulièrement dans l’ouest et dans le sud-ouest du pays où des problèmes de protection et de tensions communautaires liés à la problématique du foncier rural persistent. Dans ces régions, l’accès aux services de base tels que la santé, l’éducation et la provision en eau potable est très limité", a déclaré Mme Bragg.
Pour le ministre ivoirien de l’Emploi, des Affaires sociales et de la Solidarité, Gilbert Koné Kafana, le CAP-CI 2012 est un instrument de mobilisation des ressources financières qui vise à donner plus de visibilité à l’action humanitaire.
Le coordonnateur humanitaire du système des Nations unies en Côte d'Ivoire, Ndolamb Ngokwe, a présenté le document officiel du CAP-CI 2012, qui vise à identifier et à soutenir des solutions durables pour le retour des refugiés.
Il a indiqué que les efforts enregistrés en 2011 ont besoin d’être renforcés par "l’appui au retour volontaire et digne des déplacés internes et des réfugiés dans un contexte sécuritaire, la restauration de l’autorité de l’Etat, la réforme du secteur de la sécurité et l’instauration de la justice et de la réconciliation".
M. Ngokwey a rappelé qu'en 2011, le CAP-CI n'a pu obtenir que 107 millions de dollars américains, soit 36 pour cent des besoins exprimés.
-0- PANA BAL/TBM/SOC 16janvier2012