L'ONU invitée à utiliser les compétences de la diaspora africaine

Nairobi- Kenya (PANA) -- Le ministre kenyan de la Planification et du Développement national, Anyang Nyongo', a exhorté les Nations unies à utiliser les compétences des intellectuels et technocrates africains de la diaspora en ce qui concerne les questions liées à l'Afrique, au lieu de "parachuter" des soi- disant experts de New York, ont rapporté ce mercredi les médias à Nairobi.
M.
Nyongo' a noté que dans certains cas, l'ONU et d'autres organisations internationales envoient des experts en Afrique pour chercher une information qui est déjà disponible sur Internet.
Il a tenu ces propos lundi dans une déclaration faite devant le forum du Conseil économique et social de l'ONU à New York dont les débats sont axés sur le "financement de la coopération au développement pour la poursuite des objectifs de développement convenus sur le plan international".
Le forum s'est également penché sur le financement des objectifs contenus dans les déclarations du millénaire et des options alternatives pour le financement des activités de développement de l'ONU.
M.
Nyongo' a en outre souligné que les Africains vivant à l'étranger sont souvent plus informés concernant l'environnement de leur pays d'origine et sont culturellement plus sensibles aux questions locales".
"Ils (les intellectuels de la diaspora) pourraient finir par transférer leurs compétences à l'Afrique de façon plus permanente comme l'a démontré l'expérience de l'Inde", a-t-il dit.
Il a dit qu'un système des Nations unies réformé serait en mesure de tenir ses engagements vis-à-vis des pays au niveau national, et sera "débarrassé des dinosaures bureaucratiques qui s'amusent à reproduire les règlements au lieu de générer une pensée novatrice, axée sur le développement".
M.
Nyongo' a par ailleurs proposé que les organisations des Nations unies telles que l'UNESCO, le PNUD, l'UNICEF, l'OMS, UN-Habitat et le PNUE, mettent l'accent sur la réalisation des promesses au niveau des pays, sur le renforcement des capacités locales et leur utilisation de manière adéquate et efficiente.
Il a estimé que "le parachutage d'experts" depuis le siège des Nations unies était une forme d'assistance technique source de gaspillage des ressources, tout en aggravant le sous-développement dans les pays pauvres.
Le ministre a demandé aux Nations unies d'aider à galvaniser le capital intellectuel dans les pays en développement en tant que partie intégrante du renforcement des capacités.
Il a dit que le renforcement des capacités intellectuelles était souvent altéré par la surdépendance "aux experts parachutés" dans les pays en développement.

13 juillet 2005 16:23:00




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