L'ONU initie une rencontre à New York pour mettre fin au VIH/sida en Afrique et dans le monde

Dakar, Sénégal (PANA) – un objectif qui sera au cœur des débats entre les chefs d’Etat et de gouvernement, des jeunes, des représentants de la Société civile, ainsi que des Personnes vivant avec le VIH participeront à partir de mercredi prochain au siège des Nations Unies à New York, à des débats dont l'objectif consistera à mettre fin au VIH/Sida en Afrique et dans le monde d’ici 2030.  

Au cours de cette rencontre que présidera le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, M. Michel Sidibé, les chefs d’Etat et de gouvernement réaffirmeront leur volonté et intensifieront leurs efforts pour mettre fin à l'épidémie du Sida d’ici à 2030, un héritage qu’ils souhaitent laisser aux générations actuelles et futures.

Cette rencontre survient au moment où un nouveau rapport mondial, produit par l’ONUSIDA, montre que le nombre de personnes ayant accès aux médicaments antirétroviraux a doublé depuis 2010, passant en 2015 à 17 millions, soit 2 millions de plus sur une période de douze mois.

« Les cinq prochaines années nous offrent une fenêtre fragile d’opportunités pour changer la donne et intensifier nos efforts pour mettre fin à l’épidémie du Sida», a déclaré le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, M. Michel Sidibé, qui précise que: « cette rencontre sera décisive pour consolider nos acquis et sécuriser l’engagement global, afin de mettre fin à l’épidémie une fois pour toute».

L’Afrique, qui reste la plus affectée par l’épidémie de VIH/Sida, reste la grande inconnue de cette équation. où l’on dénombre près de 68% des nouvelles infections à VIH survenues dans le monde en 2015, avec près de 25.6 millions de Personnes vivant avec le VIH, dont environ 41% ont accès au traitement et près de 132 millions de femmes ne bénéficient pas des services de prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant.

La crise économique actuelle, les épidémies d’Ebola, de Zika, le terrorisme, la faiblesse du système sanitaire et l’absence de couverture sanitaire universelle sont autant de contraintes que les Etats membres des Nations Unies devront prendre en compte lors de leurs discussions, s’ils veulent mettre fin au Sida en 2030.

«Des efforts agressifs pour combattre l’épidémie en Afrique sub-saharienne sont nécessaires pour éradiquer la maladie », a déclaré le Dr Djibril Diallo, directeur de l'équipe régionale d'appui de l'ONUSIDA pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, qui souligne qu'«un dynamisme nouveau doit être insufflé à  la lutte contre le Sida en Afrique subsaharienne au cours des cinq prochaines années et cette réunion de haut niveau est une étape importante pour définir de nouvelles orientations pour vaincre le Sida”.

Cette réunion, convoquée tous les cinq ans par le président de l'Assemblée générale des Nations unies, en consultation avec les représentants des Etats membres et l'ONUSIDA,  est l’occasion pour tous les acteurs clé de la lutte contre le VIH/Sida, de se fixer des objectifs ambitieux à court et à moyen termes et de réaffirmer, notamment cette année, la réponse au Sida comme un modèle précurseur pour l’atteinte des Objectifs de développement durable.

Chaque année, près de 36% des nouvelles infections à VIH sont diagnostiquées chez les jeunes de 15 à 24 ans et le taux de mortalité lié au Sida des adolescents est en nette augmentation.

A cet effet, une "journée portes ouvertes" avec les jeunesAafricains et le chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba, est prévue le 09 juin, en marge de la rencontre de New York, pour définir des stratégies permettant d'accroître l’implication des jeunes dans la réponse au VIH/Sida.

Le président Bongo participera aussi à un petit-déjeuner de presse animé par la US based National Association of Black Journalists avec le soutien du National Newspaper Publishers Association, avec à l'ordre du jour la campagne « Protège le goal » de l’ONUSIDA qui vise à sensibiliser sur le VIH et à mobiliser les jeunes pour qu’ils participent activement aux efforts de prévention contre le virus.

Une session sur l’accélération de la production pharmaceutique dans l’espace CEDEAO sera organisée avec le secteur privé, le 09 juin 2016, toujours en marge de la rencontre de haut niveau sur le VIH/Sida, pour mettre fin au Sida d’ici 2030, consiste à réduire la dépendance de l’Afrique quant aux financements extérieurs et à l’importation des médicaments.

Cette rencontre de haut niveau sur le VIH/Sida offrira ainsi une plate-forme multisectorielle pour discuter de la nouvelle stratégie de l’ONUSIDA qui vise à ce que 90% des personnes infectées connaissent leur statut sérologique, 90% des personnes qui connaissent leur statut aient un accès au traitement et 90% qui ont accès au traitement puissent voir leur charge virale diminuer.
-0- PANA SSB/IBA 02juin2016


02 june 2016 16:02:40




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