L'Ethiopie et le PAM prennent en charge les victimes du SIDA

Addis-Abeba- Ethiopie (PANA) -- Le Programme alimentaire mondial (PAM) et l'Office éthiopien de prévention et de lutte contre le VIH/Sida (HAPCO) ont établi jeudi un partenariat avec onze ONG et associations communautaires pour soutenir les foyers, les femmes et les enfants infectés et affectés par le VIH/SIDA.
A cet égard, les deux parties ont convenu de participer aux efforts déployés au niveau national pour essayer de maîtriser la pandémie en se concentrant sur les malades chroniques, les orphelins, les femmes enceintes séropositives et leurs enfants par le biais des organisations locales.
Le coût total de ce projet qui va s'étaler sur trois ans est estimé à 6,3 millions de dollars.
"Le PAM nourrit des milliers de malades chroniques, d'orphelins et de personnes qui prennent en charge les malades à domicile dans les quartiers les plus défavorisés d'Addis-Abeba", a déclaré la représentante et directrice nationale du PAM en Ethiopie, Georgia Shaver.
"Nous renforçons les systèmes de prise en charge à domicile pour les personnes infectées par le VIH/SIDA et les membres de la communauté affectés tout en contribuant à stabiliser la fréquentation scolaire des orphelins du SIDA", a-t-elle ajouté.
Le PAM soutient aussi la formation des comités et groupes communautaires à une planification et une action participative contre le SIDA.
Cette initiative sera bientôt étendue aux villes de Dire Dawa et de Nazareth.
"Tous les efforts pour prendre en charge les victimes du sida et s'occuper des orphelins doivent se poursuivre et être renforcés afin d'éviter la progression de la pandémie et empêcher la stigmatisation des personnes vivant avec le virus", a déclaré le directeur d'HAPCO, le Dr Ashenafi Haile.
Des études effectuées récemment par le gouvernement indiquent que la prévalence du VIH à Addis-Abeba semble se stabiliser avec un taux de prévalence officiel se situant actuellement à 15,6 pour cent.
Cependant, si l'on considère le taux de croissance démographique dans la capitale éthiopienne, le taux auquel la ville se développe et la pauvreté chronique qui continue à pousser les désespérés à adopter des comportements à risque, il reste encore beaucoup à faire.

22 avril 2004 17:46:00




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