L'Etat congolais s'engage à rembourser les arriérés du FESPAM

Paris- France (PANA) -- Le ministère congolais des Finances a accepté de rembourser les 700.
000 euros (environ 450 millions de F CFA) de dette accumulée par le Festival panafricain de musique (FESPAM), a annoncé ce mercredi à Paris le ministre congolais de la Culture, des arts et du tourisme, Jean-Claude Gakosso.
"J'ai obtenu de mon collègue des Finances l'engagement de payer toutes les créances du FESPAM qui sont estimées à près de 700.
000 euros.
Nous attendons simplement que l'audit entrepris pour vérifier la réalité des factures soit achevé pour commencer à rembourser tous les fournisseurs du festival", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.
Selon M.
Gakosso qui présentait dans la capitale française le FESPAM prévu du 2 au 9 août prochain à Brazzaville, l'importance des sommes dues par le festival à ses fournisseurs ne compromet nullement sa 4è édition qui sera financée à 95 pour cent par les fonds publics congolais.
Environ 4 millions d'euros seront débloqués par l'Etat congolais pour accueillir les artistes et hommes de culture de la diaspora et du continent qui rejoindront la capitale congolaise où aura lieu une partie des manifestations, a ajouté le ministre congolais de la Culture.
Il a en outre précisé que la 4è édition rompra avec les précédentes par son caractère scientifique, illustré par la tenue à Kinshasa, en République démocratique du Congo, d'un symposium intitulé "Itinéraires et convergences des musiques traditionnelles et modernes d'Afrique".
"Nous avons procédé à un renouvellement de l'équipe dirigeante du FESPAM, dans le souci de lui conférer un nouveau départ qui se traduira dès cette année, par une démarche scientifique axée sur le symposium.
Il réunira compositeurs, interprètes, littéraires, historiens, sociologues et sémioticiens appelés à débattre des convergences, des mutations et des perspectives des musiques traditionnelles et modernes africaines", a promis Jean-Claude Gakosso.
Soutenu par l'Union africaine (UA), l'Organisation des Nations unies pour l'Education, la Culture et la Science (UNESCO), ainsi que l'Agence intergouvernementale de la Francophonie (AIF), le FESPAM, auquel participeront des vedettes de la chanson africaine, dont Manu Di Bango, Youssou N'Dour et Koffi Olomidé, sera par ailleurs érigé en "Marché de la musique africaine", ont affirmé ses promoteurs.
Producteurs, éditeurs et distributeurs pourront, ont-ils dit, nouer des contacts professionnels sur des stands aménagés à cet effet ou dans des restaurants qui proposeront "la cuisine africaine et mondiale".
Quelque 2.
000 personnes sont attendues à la 4è édition du FESPAM, selon ses organisateurs qui promettent d'en faire un rendez-vous international incontournable dans le domaine musical.

07 mai 2003 20:42:00




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